Comment se faire des amis à l’âge adulte : 10 clés qui marchent vraiment

Comment se faire des amis : trois amis adultes rient ensemble à une terrasse de café

Vous avez déménagé, changé de travail, peut-être eu des enfants. Vos amis ont fait la même chose de leur côté. Et un matin, vous constatez que plus personne ne vous appelle sans raison.

Nous recevons beaucoup de messages sur ce sujet, et ils se ressemblent tous. Personne ne s’est fâché, aucune dispute n’a eu lieu : les amitiés se sont dissoutes sans bruit, à force d’agendas qui ne se croisent plus. La question qui revient est toujours la même : comment se faire des amis quand on a passé trente ans, sans avoir l’air de quémander ?

Le sujet reste tabou parce qu’il touche à la fierté. Dire « je cherche des amis » à quarante ans demande plus de courage que de dire « je cherche un travail », et vous êtes pourtant très nombreux à le vivre. Et se faire des amis compte parmi les choses importantes d’une vie : une grande part de notre joie passe par les autres.

Et si le temps du changement était venu ? Nous répondons ici aux questions que chacun se pose un jour : comment reconstruire un cercle, quels lieux fonctionnent vraiment, comment recommencer dans une nouvelle ville ou un nouveau pays, comment traverser une rupture amicale. Vous y trouverez des moyens pratiques pour être plus heureux, et notre avis honnête sur le livre que Google vous met sous le nez.

Définition
L’amitié adulte

Du latin amicitia, l’affection réciproque. L’amitié adulte désigne un lien affectif choisi, réciproque et durable, qui se construit en dehors des cadres imposés que sont l’école, la famille ou la hiérarchie. Elle repose sur deux conditions : la répétition des rencontres, et la révélation progressive de soi. La vie adulte rend ces deux conditions plus rares, jamais impossibles.

Un collègue devient un ami le jour où vous continuez à le voir après avoir quitté l’entreprise.

comment se faire des amis

Pourquoi est-il devenu si difficile de se faire des amis à l’âge adulte ?

Se faire des amis devient difficile après trente ans parce que les trois ingrédients de l’amitié disparaissent en même temps : la proximité répétée, le temps non planifié et la vulnérabilité autorisée. L’école fournissait les trois gratuitement. La vie adulte les facture cher.

Au collège, vous voyiez les mêmes visages six heures par jour, cinq jours par semaine, sans avoir rien à organiser. À trente-cinq ans, revoir quelqu’un demande deux messages, un créneau libre, une baby-sitter et un trajet. L’amitié garde la même nature, c’est le décor autour d’elle qui s’est durci.

11 %
des Français de 15 ans et plus vivaient en situation d’isolement relationnel en juillet 2025, avec presque aucun contact dans leurs cinq réseaux (famille, amis, voisins, travail, associations). En ajoutant les personnes dont la vie sociale tient à un seul réseau, la proportion monte à 32 %.
Fondation de France et Crédoc, étude Solitudes 2025, publiée en janvier 2026

Un autre facteur pèse, plus intime. Passé un certain âge, chacun a déjà été déçu. Nous sélectionnons davantage, nous nous protégeons, nous attendons que l’autre fasse le premier pas. Résultat : deux personnes qui auraient pu devenir amies se croisent poliment pendant trois ans sans jamais se proposer un café.

Nous en avons parlé longuement dans notre lettre ouverte sur les dégâts de la solitude. Se sentir seul entouré de monde reste l’une des expériences les plus fréquentes et les moins avouées.

Comment se faire des amis quand on est seul ?

Quand vous partez de zéro, la méthode qui fonctionne consiste à créer de la régularité avant l’affinité. Choisissez une activité qui se répète chaque semaine au même endroit, avec les mêmes personnes, et tenez-la trois mois. L’amitié naît de la répétition bien plus souvent que du coup de foudre.

La plupart des gens font l’inverse. Ils multiplient les soirées uniques et les grands événements où tout le monde parle à tout le monde et où personne ne se revoit. Ces formats produisent des contacts, rarement des liens.

Astuce : engagez-vous sur une durée plutôt que sur un événement. Un atelier de dix séances vaut mieux que dix soirées différentes. Vous verrez les mêmes visages assez souvent pour que la gêne des premières fois se dissolve toute seule.

Deuxième principe : parlez le premier. En 2018, Erica Boothby et ses collègues ont montré dans la revue Psychological Science qu’après une première conversation, nous sous-estimons systématiquement à quel point l’autre nous a appréciés. En 2022, l’équipe de Peggy Liu a mesuré le même biais sur les messages : nous sous-estimons le plaisir que procure un simple « je pensais à toi ». Nous croyons déranger, et en face, la personne est contente. Nous avons détaillé ce mécanisme dans notre article sur ce qui se passe quand un inconnu vous dit bonjour.

Troisième principe : proposez une date précise. « Il faudra qu’on se voie » ne débouche sur rien. « Tu es libre jeudi à 19 heures ? » débouche sur quelque chose, y compris sur un non, qui vaut mieux qu’un flou de six mois.

Où se faire des amis quand on est adulte ?

Les lieux qui marchent partagent tous la même caractéristique : ils vous obligent à revenir. Le bénévolat, le voisinage, les associations, les clubs de sport et les ateliers réguliers créent mécaniquement les répétitions dont l’amitié a besoin. Les applications servent d’accélérateur, jamais de substitut.

Le lieuCe que ça demandePour qui ça fonctionne
Le bénévolatDeux à quatre heures par mois, un engagement dans la duréeCeux qui se sentent gênés de « chercher des amis » et préfèrent une raison d’être là
Le voisinageDire bonjour, rendre un service, participer à la fête des voisinsCeux qui viennent d’emménager ou qui télétravaillent
Une association ou un club de sportUne cotisation, un créneau fixe chaque semaineCeux qui ont besoin d’un cadre pour tenir dans la durée
Un cours ou un atelierUn cycle de plusieurs séances, un petit groupe stableLes introvertis, qui parlent plus facilement en faisant quelque chose
Les applications d’amitiéUn profil honnête, de la patience, de vrais rendez-vousCeux qui arrivent dans une nouvelle ville et partent de zéro
Les collègues, hors du bureauUne première invitation qui sort du contexte professionnelCeux qui ont déjà des affinités au travail sans oser franchir la ligne

Le voisinage mérite une mention particulière. Il redevient une porte d’entrée sociale majeure, parce qu’il ne coûte rien, qu’il se pratique en pantoufles et qu’il produit des relations utilisables au quotidien. La fête des voisins en est le prétexte le plus efficace, une fois par an, sans engagement. Nous racontons l’expérience dans notre article sur les voisins.

Le bénévolat reste la piste la plus sous-estimée. Vous arrivez pour une cause, et la pression de « se faire des amis » disparaît. Les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, les Petits Frères des Pauvres, les épiceries solidaires ou les associations sportives locales cherchent en permanence des bras, et la régularité fait le reste. La Fondation de France l’a observé sur le terrain dans son étude Solitudes 2025 : quand une personne accompagnée devient à son tour bénévole, son sentiment de solitude recule fortement.

→À lire aussiDemander un service : 3 stratégies validées par la science

Comment se faire des amis dans une nouvelle ville ou un nouveau pays ?

Dans une nouvelle vie, se faire des amis passe par trois portes : le travail et ses événements, les activités qui se répètent et les lieux où vont les gens. L’exercice demande plus d’efforts qu’ailleurs, surtout dans une ville ou un pays dont vous ne savez presque rien. Il reste tout à fait possible.

Pour certaines personnes, le processus paraît élémentaire : elles engagent la conversation partout et se retrouvent vite invitées. D’autres ont besoin de davantage d’efforts, et d’un peu de méthode. Les deux finissent par y arriver, à des vitesses différentes.

Important : tout commence par l’état d’esprit. Restez ouvert d’esprit et disposé à rencontrer de nouvelles personnes, y compris celles qui ne vous ressemblent pas au premier abord. Sans cette disponibilité, les meilleurs lieux ne produisent rien.

Dès les premières semaines, plusieurs pistes s’ouvrent à vous :

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Les réunions et les événements de travail. Pot d’arrivée, déjeuner d’équipe, séminaire : acceptez-les tous pendant les premiers mois. Ils vous donnent vos premiers visages familiers.
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Un club ou une association. Sport, chorale, théâtre amateur : le créneau fixe fait le travail à votre place, comme le montre le tableau des lieux plus haut.
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Le bénévolat. Aider des personnes dans le besoin vous donne une raison d’être là, et des compagnons de cause avec qui le lien se crée naturellement.
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Un intérêt commun. Repérez la personne qui partage votre passion, la randonnée, la cuisine ou les jeux de société, puis appuyez-vous dessus pour lui proposer une sortie à deux.
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Les lieux où vont les gens. Parcs, cafés, restaurants, centres commerciaux : le moyen le plus simple de croiser du monde, à condition d’y revenir.

Ces lieux du quotidien méritent qu’on s’y arrête. Vous y croisez presque toujours quelqu’un qui cherche, lui aussi, une personne avec qui parler ou sortir. Pour transformer ces croisements en liens, appliquez la règle de cet article : revenez au même endroit, le même café le samedi matin, le même parc à la même heure. Les habitués finissent par se saluer, puis par se parler.

Il n’est pas toujours évident d’arriver dans une nouvelle ville et se tisser un réseau de connaissances, surtout quand on arrive seul.
Anne Julio, chargée de mission chez Work in Trouville, interrogée par L’Optimisme en 2019

Si vous travaillez seul ou à distance, un espace de coworking remplace la machine à café du bureau. À Trouville-sur-Mer, Anne Julio accueillait ainsi les nouveaux habitants, surtout des entrepreneurs et des indépendants venus de Paris, avec des petits-déjeuners mensuels et des apéros. Nous racontons son initiative pour fédérer les nouveaux arrivants.

Gardez enfin en tête que ce processus demande du temps et des efforts. Il se révèle pourtant gratifiant à long terme, et les dix gestes qui suivent vous aident à l’accélérer.

Quels sont les 10 conseils pour se faire des amis ?

Dix gestes suffisent, et aucun ne demande de devenir extraverti. Ils tiennent tous en une idée : rendre le lien facile pour l’autre. Prenez-en deux, appliquez-les pendant un mois, et jugez sur pièces.

1
Choisissez un lieu qui se répète

Réservez un créneau fixe, chaque semaine, au même endroit. La familiarité fait la moitié du travail avant même que vous ouvriez la bouche.

2
Proposez une date plutôt qu’une intention

Un jour et une heure transforment une politesse en rendez-vous. Le vague tue plus d’amitiés naissantes que le refus.

3
Retenez et réutilisez les détails

Notez le prénom du chien, l’examen de la semaine, le déménagement en cours. Redemander des nouvelles quinze jours plus tard signale que vous avez écouté.

4
Parlez de vous en premier, un peu

La confidence appelle la confidence. Livrez une information légèrement personnelle, et laissez l’autre décider s’il vous suit sur ce terrain.

5
Demandez un service minuscule

Demandez un conseil, un prêt, un coup de main de dix minutes. Rendre service attache celui qui le rend, un effet décrit dès 1969 par les psychologues Jecker et Landy et connu sous le nom d’effet Benjamin Franklin.

6
Relancez sans attendre la réciprocité

Compter qui a écrit en dernier tue les amitiés adultes. Pendant les six premiers mois, acceptez de porter le lien plus que l’autre.

7
Sortez du grand groupe

Personne ne devient ami à douze autour d’une table. Isolez une personne, proposez un café à deux, et la conversation change de profondeur.

8
Dites ce que vous aimez chez l’autre

Un compliment précis vaut mille formules creuses. Nommez un comportement plutôt qu’une apparence.

9
Acceptez les invitations pendant un an

Décidez de dire oui par défaut, même quand la flemme gagne. Vous trierez plus tard, une fois le cercle reconstitué.

10
Laissez du temps au temps

Une amitié adulte met des mois à s’installer. Jugez au bout d’un an plutôt qu’au bout de trois cafés.

200 h
de temps partagé sont nécessaires, au minimum, pour qu’une relation devienne une amitié proche. Il faut environ 50 heures pour passer de la simple connaissance au copain, et environ 90 heures pour parler d’amitié.
Jeffrey Hall, université du Kansas, Journal of Social and Personal Relationships, 2019

Ce chiffre change tout. Il explique pourquoi vos amitiés d’enfance semblent inégalables : vous aviez accumulé des milliers d’heures sans y penser. Il explique aussi pourquoi trois dîners sympathiques ne produisent rien. « On ne peut pas claquer des doigts et se faire un ami », résumait Jeffrey Hall à la publication de ses travaux. L’amitié adulte se construit avec du temps, et le temps ne se négocie pas.

comment se faire des amis : les 4 piliers de l'amitié

Quels sont les 4 piliers de l’amitié ?

Une amitié solide repose sur quatre piliers : la réciprocité, la fiabilité, la sincérité et la constance. Quand l’un des quatre manque, la relation tient encore. Quand deux manquent, elle s’épuise.

La réciprocité

Chacun donne et chacun reçoit, sans tenir de comptabilité stricte. Un déséquilibre passager reste normal. Un déséquilibre permanent transforme l’amitié en service rendu.

La fiabilité

Votre ami fait ce qu’il a dit qu’il ferait. Il arrive, il rappelle, il tient parole. La confiance se construit sur des dizaines de micro-promesses tenues.

La sincérité

Vous pouvez dire la vérité sans perdre la relation, et entendre la vérité sans vous effondrer. Une amitié où personne ne dit jamais rien de vrai reste une bonne camaraderie.

La constance

Le lien survit aux silences longs et aux périodes chargées. Vous reprenez la conversation là où vous l’aviez laissée, six mois plus tard, sans reproche.

Nous avons décrit ces mécanismes en détail dans les six attitudes qu’adoptent les vrais amis. Et si vous sentez que vos relations restent en surface, notre article sur la façon de créer de l’intimité dans nos relations complète utilement cette lecture.

Faut-il lire le livre de Dale Carnegie pour se faire des amis ?

Le livre Comment se faire des amis de Dale Carnegie, paru aux États-Unis en 1936 et vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, reste utile sur un point : apprendre à s’intéresser sincèrement aux autres. Il a vieilli sur presque tout le reste, à commencer par son objectif, qui était d’abord commercial.

Beaucoup de lecteurs tapent cette question sur Google et tombent sur ce livre. Nous l’avons relu, avec trois ouvrages qui le complètent, dont celui de Thomas d’Ansembourg sur la gentillesse qui empêche de créer du lien. Si vous êtes quelqu’un de très gentil et que vous restez pourtant seul, cette lecture vous concerne particulièrement.

→Notre analyse complèteLivre Comment se faire des amis : ce que Carnegie apporte encore, et ce qui a vieilli

Comment se faire des amis facilement, sans forcer ?

La méthode la plus simple consiste à réactiver l’existant avant de partir en conquête. Ouvrez votre téléphone, listez cinq personnes que vous appréciez et que vous n’avez pas vues depuis plus d’un an, et envoyez-leur un message aujourd’hui. Le taux de réponse va vous surprendre.

Nous surestimons énormément la gêne que provoque un message inattendu. Recevoir des nouvelles de quelqu’un qu’on avait perdu de vue procure du plaisir, presque toujours. La formule fonctionne d’autant mieux qu’elle reste courte et concrète : « Je pensais à toi, tu deviens quoi ? On se boit un verre en septembre ? »

Important : relancer une amitié endormie coûte dix fois moins d’énergie que d’en créer une nouvelle. Les heures partagées sont déjà là. Il ne reste qu’à rouvrir la porte.

Deuxième levier facile : faites des compliments précis. Dire à quelqu’un ce que vous admirez chez lui reste l’une des rares gratuités qui rapportent immédiatement. Nous en avons listé des exemples dans notre article sur les 5 compliments à faire.

Troisième levier : arrêtez de vouloir plaire à tout le monde. Deux ou trois personnes fiables pèsent plus lourd qu’un carnet de dix noms. Cette exigence de popularité vient souvent d’un vieux réflexe que nous décrivons dans notre article sur le regard des autres.

Filtrer, ce n’est pas fuir ; c’est choisir.
Catherine Testa, L’Optimisme, la méthode, Michel Lafon, 2026

Que faire après une rupture amicale ou amoureuse ?

Après une rupture amicale ou amoureuse, la meilleure façon de passer à autre chose consiste à vous laisser le temps du chagrin, puis à combiner des solutions à court terme et à long terme. Qu’une relation se termine après quelques mois ou après des années, le résultat est généralement le même : un chagrin.

Les ruptures amicales font moins de bruit que les ruptures amoureuses, et on en parle beaucoup moins. Il existe pourtant de nombreuses façons de gérer ce chagrin, et elles se rangent en deux catégories.

À court terme, prendre soin de vous

Les soins personnels passent d’abord : vous éloigner des réseaux sociaux quelques jours, lire des livres, faire une pause, passer du temps avec d’autres amis, partir en vacances si vous le pouvez.

À long terme, reconstruire

Remettez de la régularité dans votre vie sociale avec les lieux et les dix gestes décrits plus haut. Le cercle se reforme autour de nouvelles habitudes, à votre rythme.

La clé consiste à trouver ce qui vous convient, à vous, sans copier la recette d’un autre. Le plus important reste d’être doux avec vous-même et de vous donner du temps.

Vous vivez en ce moment une rupture amicale ou amoureuse ? Dans nos articles, l’équipe de L’Optimisme vous donne des conseils pour surmonter cette mauvaise période, à commencer par celui-ci.

→Dans le même sujetRupture amoureuse : comment s’en sortir ?

Comment retrouver de la joie et du bonheur pendant que le cercle se reconstruit ?

Pour retrouver de la joie pendant que vos amitiés se reconstruisent, prenez d’abord soin de votre corps : dormez suffisamment, faites de l’exercice, mangez sainement. Reconstruire un cercle prend des mois, et vous irez vers les autres avec plus d’élan si votre corps suit.

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Soyez gentil avec vous-même, et avec les autres. La bienveillance que vous vous accordez se lit dans la façon dont vous allez vers les gens.
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Limitez les réseaux sociaux et la télévision. N’y passez pas trop de temps : ces heures devant un écran remplissent les soirées sans créer de lien.
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Arrêtez de vous comparer à la vie des autres. La comparaison est un piège dans lequel on tombe facilement, et elle conduit à un sentiment d’inadéquation.

Retenez surtout que vous êtes responsable de votre propre bonheur, pas de celui des autres. Ces gestes ne représentent que quelques pistes, mais ils aident à retrouver une paix intérieure. Pour aller plus loin, notre article sur les habitudes à changer pour être plus heureux en propose sept, des réseaux sociaux au canapé.

Est-ce normal de ne pas avoir d’amis à 40 ans ?

Ne pas avoir d’amis à 40 ans reste plus fréquent qu’on ne le croit, et cela ne dit rien de votre valeur. Un déménagement, une séparation, une maladie, un métier isolant ou une longue période de charge familiale suffisent à faire disparaître un cercle en quelques années, sans qu’aucune faute ait été commise.

Ce qui doit alerter reste différent : une solitude qui dure depuis des mois, qui s’accompagne d’un sommeil abîmé, d’une perte d’envie généralisée ou d’idées noires. Là, la bonne porte n’est plus un club de sport. Elle passe par un médecin ou un psychologue.

→À lire aussiJe n’ai pas d’amis : pourquoi ça arrive, et comment en sortir

Ce qu’il faut retenir

Se faire des amis à l’âge adulte demande d’accepter une chose inconfortable : le hasard ne travaille plus pour vous. Il faut désormais fabriquer volontairement les conditions que l’école offrait gratuitement, en choisissant des lieux qui se répètent et en osant proposer des dates précises.

Le reste tient à la patience. Comptez une année plutôt qu’un trimestre. Portez le lien plus que l’autre pendant les premiers mois, sans tenir de comptes. Et acceptez de vous montrer un peu, parce que personne ne s’attache à une façade impeccable.

Enfin, gardez une chose en tête. Vous construisez un cercle choisi, à un âge où vous savez enfin ce que vous cherchez. Beaucoup de gens trouvent leurs meilleures amitiés après quarante ans, et ils ne le disent pas assez fort.

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Questions fréquentes sur comment se faire des amis

Comment faire quand on n’a pas d’amis ?▼
Commencez par une activité hebdomadaire fixe plutôt que par des soirées ponctuelles. Inscrivez-vous à un cours, un club ou une mission de bénévolat qui se répète, et tenez trois mois. En parallèle, relancez trois personnes perdues de vue. Si le vide vous pèse au quotidien, notre article sur l’ennui et ce qu’il faut en faire propose des pistes complémentaires.
Est-ce normal de ne pas avoir d’amis ?▼
Oui, et la situation reste beaucoup plus répandue que ce que les réseaux sociaux laissent croire. En juillet 2025, 11 % des Français vivaient en situation d’isolement relationnel selon la Fondation de France. L’absence d’amis résulte presque toujours d’un déplacement de vie, beaucoup plus rarement d’un défaut de personnalité.
Qui appeler quand on n’a pas d’amis ?▼
Plusieurs lignes d’écoute gratuites et anonymes existent en France, tenues par des bénévoles formés. SOS Amitié répond 24 heures sur 24 au 09 72 39 40 50. Les Petits Frères des Pauvres tiennent une ligne dédiée aux personnes âgées isolées, Solitud’écoute. En cas de détresse, le 3114 répond gratuitement, jour et nuit. Nous les avons recensées dans notre article sur les 5 lignes d’écoute pour parler quand ça ne va pas.
Comment se faire des amis dans une nouvelle ville ?▼
Attaquez par le quartier avant la ville. Présentez-vous aux voisins, repérez le commerce où vous irez chaque semaine, inscrivez-vous à une activité de proximité. Ajoutez une association locale et prévenez vos anciens contacts de votre installation : quelqu’un connaît toujours quelqu’un sur place. Comptez six mois avant les premiers vrais liens.
Les applications pour se faire des amis fonctionnent-elles vraiment ?▼
Elles fonctionnent pour déclencher la première rencontre, jamais pour créer le lien à votre place. Le piège consiste à multiplier les conversations écrites sans jamais fixer de rendez-vous. La règle utile tient en une ligne : trois échanges au maximum, puis un café. Nous avons raconté les désillusions possibles dans notre article sur les rencontres sur internet.
Combien de temps faut-il pour se faire un ami ?▼
Il faut environ 50 heures de temps partagé pour passer de la simple connaissance au copain, environ 90 heures pour parler d’amitié et plus de 200 heures pour une amitié proche, selon les travaux de Jeffrey Hall à l’université du Kansas. À raison de deux heures par semaine, comptez près de deux ans pour une amitié solide.
Une amitié entre un homme et une femme peut-elle durer ?▼
Oui, à une condition : que les deux personnes disent clairement où elles se situent. Les amitiés mixtes qui s’abîment sont presque toujours celles où l’un des deux nourrit une attente non formulée. La franchise protège la relation bien mieux que le non-dit.
Quand faut-il parler de sa solitude à un professionnel de santé ?▼
Parlez-en dès que la solitude dure depuis plusieurs mois et qu’elle s’accompagne d’un sommeil dégradé, d’une perte d’appétit, d’une envie de rien ou d’idées noires. Un médecin traitant ou un psychologue constitue la première porte. En cas de détresse immédiate, le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24.
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Sources
  1. Fondation de France, Crédoc et Cerlis. 2026. Solitudes 2025 : isolement rural et solitude urbaine. 15e édition de l’étude Solitudes, enquête de juillet 2025. Consulter l’étude.
  2. Hall, Jeffrey A. 2019. How many hours does it take to make a friend ? Journal of Social and Personal Relationships, 36(4). Consulter le communiqué de l’université du Kansas.
  3. Boothby, Erica J., Cooney, Gus, Sandstrom, Gillian M. et Clark, Margaret S. 2018. The Liking Gap in Conversations. Psychological Science, 29(11). Consulter le communiqué.
  4. Liu, Peggy J., Rim, SoYon, Min, Lauren et Min, Kate E. 2023. The surprise of reaching out : appreciated more than we think. Journal of Personality and Social Psychology, 124(4). Consulter le communiqué.
  5. Jecker, J. et Landy, D. 1969. Liking a person as a function of doing him a favour. Human Relations, 22(4).
  6. Carnegie, Dale. 1936. How to Win Friends and Influence People. Simon et Schuster. Édition française : Comment se faire des amis, Le Livre de Poche.
  7. Testa, Catherine. 2026. L’Optimisme, la méthode. Michel Lafon.
La rédaction de L Optimisme

La rédaction de L’Optimisme, sous la direction de Catherine Testa
L’Optimisme est le premier média francophone du bien-être et de la santé mentale, suivi par plus d’un million de personnes. Sa fondatrice, Catherine Testa, est autrice de 11 ouvrages publiés chez Michel Lafon, dont Aider, consacré à la santé mentale, et conférencière sur ces sujets. Découvrir ses livres · L’équipe de la rédaction

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