Comment avoir confiance en soi : 10 méthodes testées

comment avoir confiance en soi

Comment avoir confiance en soi, c’est probablement une des questions qu’on nous pose le plus et un des sujets que vous lisez le plus dans la catégorie développement personnel. Vous nous demandez même comment retrouver confiance en vous, comment avoir la confiance en soi, comme si elle se rangeait quelque part.

Notre équipe rencontre chaque semaine des personnes brillantes, compétentes, inspirantes… mais qui doutent profondément d’elles-mêmes. Ce paradoxe est plus courant qu’on ne l’imagine. Le manque de confiance en soi touche toutes les sphères de la vie (travail, relations, projets personnels) et peut freiner des élans pourtant essentiels.

Comment avoir confiance en soi : le fonctionnement du cerveau

Derrière cette question, toujours la même attente. Vous voulez des méthodes concrètes. Pas des généralités. Pas un livre de philosophie. Pas un énième article qui vous expliquera que la confiance en soi est un voyage intérieur. Vous voulez savoir : par où on commence, lundi matin, quand on retourne au bureau avec la boule au ventre ?

La bonne nouvelle : la confiance en soi n’appartient pas à quelques privilégiés, et elle n’est pas figée. Elle ne dépend ni d’un don ni de la chance. Elle se construit, se travaille, se cultive pas à pas… et parfois se reconstruit, au fil de nos expériences, de notre environnement et de nos habitudes. Cet article est fait pour vous : dix méthodes issues de la recherche en psychologie et de l’expérience de terrain, toutes testées, toutes documentées, toutes applicables cette semaine, pour apprendre à croire en vous, durablement.

Qu’est-ce que la confiance en soi ?

La confiance en soi désigne la capacité à agir malgré le doute. Avant de chercher à la développer, encore faut-il bien la définir, car la psychologie distingue généralement trois notions voisines, que l’on confond souvent.

NotionCe qu’elle désigne
L’estime de soiLa valeur que vous vous accordez
La confiance en soiLa capacité à agir malgré le doute
L’image de soiLa perception que vous avez de vous-même

Le psychologue Albert Bandura, de l’université Stanford, parle de sentiment d’efficacité personnelle : la croyance que vous êtes capable de réussir une tâche donnée. Selon ses travaux, cette croyance se nourrit d’abord de vos propres réussites, même petites. C’est le fondement de la confiance en soi, et c’est une bonne nouvelle : il se travaille.

💡 Autrement dit : avoir confiance en soi signifie agir malgré le doute. Les personnes confiantes doutent, elles aussi. Elles avancent quand même.

Nous détaillons ces notions, leurs causes et ce que la recherche en dit dans notre guide confiance en soi : ce que dit vraiment la science. Et parce que croire en soi va souvent de pair avec un regard plus confiant sur l’avenir, lisez aussi notre article sur l’optimisme.

→À lire aussiOptimisme : définition, bienfaits et comment le cultiver

Pourquoi est-ce si difficile d’avoir confiance en soi ?

Avoir confiance en soi est difficile parce que notre cerveau est câblé pour la survie, bien avant la confiance. Avant de passer aux méthodes, un détour rapide : on n’attaque pas un problème sans comprendre pourquoi il résiste.

Le cerveau scanne en permanence ce qui ne va pas, ce qui pourrait mal tourner, ce qu’il faut anticiper. Les chercheurs appellent ça le biais de négativité : à information équivalente, le cerveau retient systématiquement plus le négatif que le positif. Ce biais nous a sauvés pendant deux millions d’années. Aujourd’hui, il nous pourrit la vie.

ℹ️ Le saviez-vous ? Pour neutraliser un évènement négatif, il faudrait en moyenne cinq évènements positifs. C’est le ratio documenté par John Gottman dans ses recherches sur les couples, repris ensuite par la psychologie positive pour expliquer le biais de négativité. Ce chiffre n’a rien d’absolu, évidemment, mais il traduit bien la tendance. Nous en reparlons dans un autre article.

Ajoutez à ça trois accélérateurs modernes :

✗
Les réseaux sociaux, qui nous montrent en permanence des versions sublimées des autres.
✗
La culture française, qui valorise la modestie jusqu’à la minoration de soi.
✗
Les environnements professionnels critiques, où on est noté avant d’être encouragé.

Résultat : une confiance fragile chez beaucoup d’adultes, même parmi ceux qui « réussissent » objectivement. Passons à comment avoir confiance en soi, concrètement.

Méthode 1. Dresser l’inventaire de ce que vous savez déjà faire

C’est l’exercice que notre équipe recommande en premier. Un exercice qu’on peut tous faire, auquel même notre équipe se prête régulièrement, et toujours avec le même effet : on sous-estime massivement ce qu’on sait déjà faire.

✏️ L’exercice : prenez une feuille A4. Vierge. Pas de téléphone. Écrivez en haut : « Ce que je sais faire ». Et listez pendant vingt minutes, sans vous censurer. Tout y passe : savoir écouter, savoir préparer des lasagnes, savoir démonter un meuble, parler espagnol, faire rire vos enfants, écrire un mail diplomatique, trier une urgence administrative. Tout.

Vous allez buter. Vous allez penser « ça ne compte pas ». Si. Ça compte. La confiance en soi se nourrit de la conscience claire de ses ressources. La plupart des gens n’en ont aucune idée précise.

Relisez cette liste chaque semaine. Ajoutez des éléments à mesure qu’ils vous reviennent.

Méthode 2. Passer à l’action avant de vous sentir prêt

Erreur classique : attendre de se sentir confiant pour agir. Ça ne marche pas, c’est une illusion. L’ordre est inversé : l’action crée la confiance.

⚡
On agit, et la confiance vient. Pas l’inverse.

C’est un principe que notre équipe reprend régulièrement, celui de Mel Robbins et de sa règle des 5 secondes. Quand une action vous intimide, vous comptez 5, 4, 3, 2, 1, et vous bougez. Avant que le cerveau n’ait le temps de trouver 47 raisons de ne rien faire.

Les personnes les plus confiantes ont peur, elles aussi. Leur différence : elles avancent malgré l’inconfort.

✨ Testez cette semaine : 1. Identifiez une action que vous repoussez depuis au moins quinze jours : envoyer un mail difficile, appeler quelqu’un, prendre un rendez-vous médical, commencer un dossier.
2. Faites-la en moins de 24 heures, même imparfaitement.
3. Notez votre ressenti juste après.

Peu importe si c’est parfait. L’objectif est de reprendre le contrôle, pas d’optimiser. La taille de l’action compte peu : le message envoyé à votre cerveau compte davantage, et ce message dit « Je suis capable d’agir. »

Méthode 3. Travailler son dialogue intérieur

Votre pire critique… ou votre meilleur allié, c’est souvent vous-même. Il y a une voix dans votre tête. Elle commente. Elle juge. Elle compare.

Chez certaines personnes, elle est bienveillante. Chez d’autres, elle ressemble à un critique de cinéma alcoolisé un soir de pluie. Cette voix, on l’appelle le dialogue interne. Et elle se rééduque.

🧠 La psychologie des pensées : selon les travaux d’Ethan Kross (université du Michigan), la manière dont nous nous parlons influence directement nos performances et notre gestion du stress. Dans ses expériences publiées en 2014, les participants qui se parlaient à eux-mêmes avec leur prénom, comme on parle à quelqu’un d’autre, géraient mieux le stress d’une prise de parole en public.

Le manque de confiance en soi est très souvent alimenté par un dialogue interne négatif. L’exercice : pendant une semaine, notez trois fois par jour ce que vous vous dites à vous-même. Pas ce que vous dites aux autres. Ce que vous vous dites.

Vous allez être surpris par la violence du contenu. Les phrases qui reviennent le plus souvent :

✗
« Je ne suis pas à la hauteur. »
✗
« Je vais me planter. »
✗
« Les autres sont meilleurs que moi. »
✗
« Je suis bête. »
✗
« Je n’y arriverai jamais. »
✗
« Je suis ridicule. »
✗
« Tout le monde s’en fiche. »

Ensuite, pour chaque phrase toxique, posez-vous une seule question : est-ce que je dirais ça à ma meilleure amie ? Presque jamais. Alors pourquoi vous le dire à vous-même ?

❌ À éviter✅ À préférer
« Je suis nul. »« Je ne maîtrise pas encore, mais je peux apprendre. »

Reformuler le dialogue intérieur prend du temps. C’est pourtant l’un des leviers les plus puissants.

Posture corporelle et confiance en soi

Méthode 4. Adopter une posture physique qui soutient la confiance

La confiance en soi se joue dans la tête, et aussi dans le corps : elle a une part physiologique. Amy Cuddy, psychologue sociale à Harvard Business School, a popularisé les power poses avec sa conférence TED de 2012. Son hypothèse : deux minutes dans une posture « expansive » modifient la biochimie du corps, baisse du cortisol, hausse de la testostérone.

77,7 M
de vues pour la conférence TED d’Amy Cuddy sur les postures de confiance, l’une des plus regardées de l’histoire de TED.
Compteur TED.com, relevé le 18 octobre 2026

La science s’est un peu disputée sur l’ampleur de l’effet biochimique : en 2015, une réplication menée auprès de 200 personnes n’a retrouvé ni la baisse du cortisol ni la hausse de la testostérone. Sur l’effet ressenti, en revanche, les données tiennent : les personnes qui tiennent deux minutes dans une posture ouverte se sentent plus confiantes juste après.

Une analyse de l’ensemble des études, publiée en 2018 par Amy Cuddy et deux collègues, confirme cet effet sur le ressenti. Dans une autre étude de 2015, des candidats qui avaient tenu ces postures avant un entretien d’embauche simulé ont été jugés plus convaincants. Un point reste solide : le corps et l’esprit sont étroitement liés.

Trois postures simples, à tester avant un rendez-vous important :

✓
Debout, pieds écartés à la largeur des hanches, mains sur les hanches. Tenir deux minutes.
✓
Assis, dos droit, bras derrière la tête, coudes écartés. Tenir deux minutes.
✓
Debout, bras en V au-dessus de la tête. Position victoire. Tenir une minute.

Ridicule dans les toilettes du bureau ? Peut-être. Efficace ? Oui. Et au quotidien, trois micro-ajustements suffisent : redressez-vous, respirez lentement, ancrez votre regard. Ce sont des détails… mais leur impact est réel.

Méthode 5. Refuser la comparaison quotidienne

La comparaison est le tueur numéro un de la confiance moderne. Elle n’existait pas à une telle échelle il y a vingt ans.

On se comparait à son voisin, à son cousin, à un ou deux collègues de bureau. Aujourd’hui, on se compare à des milliards d’anonymes sur Instagram avant même d’avoir bu son café.

La comparaison, c’est la voleuse de joie.
Formule attribuée à Theodore Roosevelt

Les réseaux sociaux accentuent une tendance naturelle : se comparer. Mais vous ne comparez jamais la réalité complète. Vous mettez vos doutes face à la vitrine des autres, votre quotidien face à leurs moments forts. Résultat : une perception biaisée… et un manque de confiance amplifié.

La solution : limiter l’exposition aux contenus déclencheurs et revenir à votre propre trajectoire. Trois règles pour désamorcer :

🛑 Règle 1. Ne scrollez pas le matin

Les trente premières minutes après le réveil conditionnent l’humeur de la journée. N’y faites pas entrer un défilé de vies idéalisées.

🧹 Règle 2. Faites le ménage dans vos abonnements

Chaque compte qui vous fait vous sentir moins bien après l’avoir consulté : muet, ou unfollow. Sans état d’âme. Vous ne devez rien à personne.

🔄 Règle 3. Comparaison interne, pas externe

Ne vous comparez pas aux autres. Comparez-vous à vous-même, il y a six mois. C’est la seule comparaison qui a du sens.

Méthode 6. Apprendre à dire non

C’est quelque chose que notre équipe doit répéter à chaque conférence. La confiance en soi et le non sont des frères jumeaux.

Chaque fois qu’on dit oui à contrecœur, on grignote un peu de sa confiance. On envoie à son propre cerveau le message : « mes besoins ne comptent pas ». À force, on finit par ne plus savoir ce qu’on veut.

16 %
seulement des salariés qui nous suivent arrivent souvent à dire non quand ils sont surchargés. 54 % y arrivent parfois, 31 % presque jamais.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants

Commencez petit. Un non par semaine. À une sortie qui ne vous fait pas envie, à une demande qui vous coûte, à une tâche qui ne relève pas de votre poste.

Vous allez avoir peur. Vous allez culpabiliser. Puis vous allez sentir quelque chose de neuf : le respect de vous-même.

Nous avons développé une formation entière autour de cette capacité, parce que c’est celle qui transforme le plus de vies, dans le silence. Et parce que c’est rarement enseigné.

Refuser demande une technique, pas seulement du courage. Notre guide explique comment s’affirmer sans agresser ni s’écraser et détaille les quatre attitudes que nous adoptons face à un conflit.

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Méthode 7. Miser sur le corps et apaiser l’anxiété

Pas seulement la posture. Le corps en général. Une confiance en soi durable passe par trois fondamentaux physiologiques :

✓
Le sommeil. Moins de six heures pendant plusieurs jours, et la confiance s’effondre mécaniquement. Le cerveau fatigué voit le danger partout. Dans une étude de 2003, deux semaines à six heures par nuit ont fait chuter les performances autant que deux nuits blanches, sans que les participants s’en rendent compte.
✓
L’activité physique régulière. Pas besoin d’un marathon. Trente minutes de marche quotidienne suffisent à produire des endorphines et à soutenir l’estime de soi.
✓
L’alimentation. On oublie trop souvent que les carences en fer, en vitamine D et en oméga-3 créent des états dépressifs qu’on attribue à tort à un problème « psychologique ».

Si votre confiance est au fond du trou, commencez par là. Pas par un stage de développement personnel. Un bilan sanguin. Puis dormez. Puis bougez.

Manque de confiance, stress ou anxiété : faire la différence

Beaucoup de personnes confondent manque de confiance et anxiété. Ce sont deux choses différentes. Le stress est une réponse à une situation. L’anxiété est une anticipation excessive.

Souvent, travailler la confiance en soi passe aussi par apaiser le système nerveux. Nos pistes pour apprendre à être moins anxieux vous y aideront.

→À lire aussiStress ou anxiété : quelles différences ?

Méthode 8. S’entourer autrement

La confiance en soi dépend aussi des autres : votre environnement l’influence fortement. On devient la moyenne des cinq personnes qu’on fréquente le plus. C’est peut-être un raccourci, mais l’idée tient. Votre entourage vous tire vers le haut ou vers le bas. Pas de neutralité.

La recherche va dans ce sens. En suivant près de 5 000 personnes de la Framingham Heart Study pendant vingt ans, Nicholas Christakis et James Fowler ont montré que le bonheur se propage dans les réseaux sociaux, jusqu’à trois degrés de séparation : les émotions sont contagieuses.

8 sur 10
jeunes renoncent, au moins de temps en temps, à certaines de leurs aspirations par manque de confiance en eux.
Baromètre Jeunesse & Confiance, VersLeHaut et OpinionWay, novembre 2023, 1 005 jeunes de 16 à 25 ans

Concrètement, les personnes qui vous entourent influencent votre perception de vous-même. Et les remarques répétées deviennent des croyances. La question clé : est-ce que mon environnement me fait grandir ou me diminuer ?

Posez-vous la question honnêtement. Listez les dix personnes avec qui vous passez le plus de temps en ce moment. Pour chacune :

✓
Je me sens comment après avoir passé du temps avec elle ? Boostée ou vidée ?
✓
Est-ce qu’elle me challenge ou me conforte dans mes peurs ?
✓
Est-ce qu’elle célèbre mes réussites ou les minimise ?

Faire le ménage dans son entourage relève de l’hygiène de vie, bien plus que d’une lubie de développement personnel. Les personnes qui drainent votre énergie la drainent aussi à votre confiance.

Choisir son entourage suppose de savoir refuser ce qui vous abîme. Nous donnons les formules exactes pour poser une limite sans casser la relation.

Méthode 9. Accepter les compliments, sans les minorer

Test rapide. Quand on vous dit « bravo pour ton travail », vous répondez :

a

Merci.

b

Oh, c’est rien, c’est normal.

c

J’ai eu de la chance, c’était surtout l’équipe.

d

Bof, j’aurais pu faire mieux.

Si vous répondez b, c ou d, vous êtes en train de saboter votre propre confiance en direct. Chaque compliment minoré est un message envoyé à votre cerveau : « ce n’était pas mérité ». Quand ce réflexe s’installe, il ressemble beaucoup au syndrome de l’imposteur.

💡 Astuce : pour la semaine qui vient, un seul mot autorisé en réponse à un compliment : « merci ». Point. Rien d’autre. Observez la gêne. Elle va passer. À sa place, quelque chose de solide va s’installer.
Accepter un compliment, c’est déjà un acte de confiance.

Méthode 10. Sortir délibérément de sa zone de confort, à petits pas

La confiance se construit par exposition. Pas par évitement. Mais attention : exposition graduelle, pas brutale.

Forcez-vous à prendre la parole en réunion, et vous allez peut-être tenir trois fois avant d’arrêter. Forcez-vous à dire bonjour à quelqu’un que vous ne connaissez pas dans la file d’attente de la boulangerie, et vous allez tenir. Puis monter d’un cran : bonne journée en partant. Puis il fait beau aujourd’hui. Puis une vraie conversation. En trois mois, vous serez quelqu’un d’autre.

L’erreur classique : vouloir franchir la montagne d’un bond, et « devenir confiant » du jour au lendemain. Ça fonctionne dans les films. Dans la vie, la méthode qui marche, c’est celle des toutes petites victoires, cumulées. La confiance en soi se construit par accumulation de petites preuves. Pour aller plus loin, nos pistes pour sortir de votre zone de confort.

📊 Ce que dit la recherche : en analysant près de 12 000 entrées de journal tenues par 238 salariés de sept entreprises, Teresa Amabile et Steven Kramer (Harvard Business School) ont montré que les petites victoires renforcent la motivation et la perception de compétence. Ils l’ont appelé le « principe de progrès ».

Viser le progrès, et lâcher la perfection

L’un des plus grands freins à la confiance en soi est le perfectionnisme. Vouloir bien faire… devient vouloir parfaitement faire. Et finit souvent en paralysie.

Une méta-analyse de 284 études, publiée en 2017 dans le Journal of Clinical Psychology, associe le perfectionnisme, surtout la peur de mal faire, à davantage d’anxiété et de dépression. Pour changer de posture :

✓
Passer de « être parfait » à « progresser ».
✓
Valoriser l’effort plutôt que le résultat.

La philosophie japonaise offre une belle porte d’entrée : notre article sur le wabi-sabi pour se libérer du perfectionnisme.

Routine 7 jours pour avoir confiance en soi

Une routine de 7 jours pour démarrer dès aujourd’hui

La confiance en soi se construit comme un système, au fil des jours, bien plus qu’en un grand moment. Certaines habitudes ont un impact direct : se fixer des objectifs atteignables, prendre soin de son énergie, s’entourer de personnes soutenantes. Ce sont aussi les habitudes des gens bien dans leurs baskets.

Car la confiance en soi se construit aussi… dans le quotidien. Si vous vouliez un plan d’action clé en main, le voilà.

1
Dimanche soir

Inventaire de 30 réussites. Journal à côté du lit.

2
Lundi

Trois postures de power pose avant le travail. Un compliment accepté dans la journée avec un simple « merci ».

3
Mardi

Pas de réseaux sociaux avant 10h. Un mail que vous repoussiez : envoyé.

4
Mercredi

Activité physique, même 20 minutes. Observation écrite du dialogue intérieur en fin de journée.

5
Jeudi

Le non de la semaine. Un vrai non, à quelque chose qui vous coûte.

6
Vendredi

Journal : trois moments de la journée où vous avez agi en alignement avec vos valeurs.

7
Samedi

Bilan de la semaine. Ce qui a changé, ce qui a résisté.

Répétez cette routine quatre semaines. Vous verrez.

Ce qui ne marche pas (et qu’on vous vend partout)

Pour finir, un peu d’hygiène critique. Tout ce qu’on vous vend sur la confiance en soi n’est pas de la même qualité.

🚨 Attention : les affirmations positives récitées devant le miroir sans nuance. La recherche a montré qu’elles peuvent aggraver l’état des personnes à très faible estime d’elles-mêmes, parce que le cerveau rejette ce qui est trop éloigné de la réalité perçue. À l’inverse, à partir du moment où on commence à y croire un peu, elles deviennent un vrai levier. La nuance est essentielle : tout dépend du décalage entre ce qu’on se dit et ce qu’on ressent.

Pour les formuler sans tomber dans ce piège, suivez notre mode d’emploi des affirmations positives.

✗
Les stages « transformation en un week-end ». Ils provoquent un shoot émotionnel, puis une rechute brutale le lundi suivant. Fuyez.
✗
Le « sois toi-même » sans plus d’explication. Ça ne veut rien dire. Être soi, ça se construit.
✗
Les gourous qui vous promettent la confiance en 21 jours. Ces 21 jours, c’est le délai classiquement avancé pour installer une micro-habitude. Ce chiffre a d’ailleurs été largement débunké par la recherche : dans l’étude de Phillippa Lally (University College London, 2010), installer une habitude a pris 66 jours en valeur médiane, de 18 à 254 jours selon les personnes. Mieux que rien, certes, mais on ne reconstruit pas une confiance en soi de fond en comble en trois semaines.
Comment avoir confiance en soi : Mon Bullet Journal Optimiste
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Comment avoir confiance en soi au quotidien : une pratique qui s’entraîne

Comment avoir confiance en soi ? Aucun mystère là-dedans : en pratiquant. Comme toutes les pratiques, ça s’entraîne. On ne devient pas pianiste en regardant des tutos. On devient pianiste en jouant chaque jour. C’est exactement pareil pour la confiance.

Commencez par la routine de 7 jours détaillée plus haut. Une étape après l’autre, pas dix en même temps. Essayez pour de vrai. Ne laissez pas votre mental venir par-dessus en vous disant que c’est débile. C’est souvent là que tout se joue.

La confiance en soi n’est pas un état permanent. C’est un mouvement.
Catherine Testa, fondatrice de L’Optimisme

Il y aura des jours avec… et des jours sans. Et c’est normal. L’important : apprendre à avancer avec le doute, plutôt que chercher à l’éliminer. À vous faire confiance, même quand tout n’est pas parfait.

Croire en soi revient à oser être pleinement soi-même, sans chercher à devenir quelqu’un d’autre. Dans trois mois, vous ne vous reconnaîtrez plus.

FAQ : comment avoir confiance en soi

Comment avoir confiance en soi rapidement ?▼
Rapidement, c’est deux minutes : une posture de power pose avant un rendez-vous. Durablement, c’est trois mois minimum de micro-actions quotidiennes. Il n’existe pas de solution instantanée, mais ces micro-actions répétées créent un effet rapide, car l’action est le levier principal. Méfiez-vous des promesses de transformation en 7 jours, elles produisent un shoot puis une rechute. Pour démarrer, suivez la routine de 7 jours détaillée plus haut.
Pourquoi je manque de confiance en moi ?▼
Le manque de confiance peut venir de l’environnement, de l’éducation, d’expériences passées ou du discours intérieur. Le biais de négativité du cerveau l’amplifie, et les réseaux sociaux aussi. Ce n’est jamais une fatalité.
Quelle est la différence entre estime de soi et confiance en soi ?▼
L’estime de soi concerne la valeur que vous vous accordez. La confiance en soi concerne votre capacité à agir, malgré le doute. L’image de soi, elle, désigne la perception que vous avez de vous-même.
Peut-on vraiment développer sa confiance en soi ?▼
Oui. Les travaux d’Albert Bandura sur le sentiment d’efficacité personnelle, et de nombreuses recherches en psychologie depuis, décrivent une confiance en soi qui se développe avec l’expérience, l’environnement et les habitudes.
Comment avoir confiance en soi quand on a été cassé par quelqu’un ?▼
Pas seul. Quand la confiance a été abîmée par un parent, un partenaire, un manager toxique, un harceleur, le développement personnel ne suffit pas. Il faut un accompagnement par un professionnel de santé, de préférence en TCC. Les outils de cet article viendront en complément, pas en remplacement.
Comment avoir confiance en soi au travail ?▼
Trois leviers très concrets : documenter chaque réussite dans un fichier, prendre la parole une fois par réunion même pour dire une banalité, et sur-préparer moins. La sur-préparation est un piège qui envoie à votre cerveau le message que vous n’êtes pas naturellement compétent.
Les affirmations positives, ça marche vraiment ?▼
Oui et non. À partir du moment où on commence à y croire un peu, elles marchent vraiment. Mais pour les personnes à très faible estime d’elles-mêmes, l’étude de Joanne Wood publiée dans Psychological Science en 2009 a montré qu’elles peuvent aggraver l’état : le cerveau rejette ce qui est trop éloigné du vécu. La nuance, c’est le décalage entre ce qu’on se dit et ce qu’on ressent. Quand il est trop grand, l’affirmation se retourne contre nous.
Comment avoir confiance en soi quand on a un TDAH ou qu’on est hypersensible ?▼
Première étape : poser le diagnostic. Beaucoup de personnes qui « manquent de confiance » vivent avec un fonctionnement neuroatypique non identifié. Elles se comparent à une norme qui n’est pas la leur. Comprendre son fonctionnement change tout. Plus d’infos sur tdah.io.
Faut-il voir un psy pour avoir confiance en soi ?▼
Notre équipe recommande toujours d’aller voir un psy. On sait que ça peut être compliqué à trouver, coûteux, et que ça peut parfois faire un peu peur. C’est pourtant indispensable quand le manque de confiance s’accompagne de pensées noires, d’un passé de violences, d’une anxiété persistante ou d’un mal-être qui dure.

Côté coaching, soyez vigilants : c’est un milieu où le meilleur côtoie le pire. Renseignez-vous sur la formation, les méthodes et les avis avant de vous engager. Mal choisi, un coach peut faire plus de mal que de bien. Les TCC (thérapies comportementales et cognitives) restent l’approche la plus étudiée sur la confiance en soi.
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Sources
  1. Bandura, AlbertSelf-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman, 1997.
  2. Baumeister, Roy F. et coll.Bad is stronger than good. Review of General Psychology, 2001. doi.org/10.1037/1089-2680.5.4.323
  3. Gottman, JohnThe Seven Principles for Making Marriage Work. Harmony Books, 1999.
  4. Robbins, MelThe 5 Second Rule. Savio Republic, 2017.
  5. Kross, Ethan et coll.Self-talk as a regulatory mechanism: How you do it matters. Journal of Personality and Social Psychology, 2014. doi.org/10.1037/a0035173
  6. Cuddy, AmyYour Body Language May Shape Who You Are. TED Global, 2012. ted.com
  7. Ranehill, Eva et coll.Assessing the robustness of power posing. Psychological Science, 2015. doi.org/10.1177/0956797614553946
  8. Cuddy, Amy J. C., Wilmuth, Caroline A., Yap, Andy J. et Carney, Dana R.Preparatory power posing affects nonverbal presence and job interview performance. Journal of Applied Psychology, 2015. doi.org/10.1037/a0038543
  9. Cuddy, Amy J. C., Schultz, S. Jack et Fosse, Nathan E.P-curving a more comprehensive body of research on postural feedback reveals clear evidential value for power-posing effects. Psychological Science, 2018. doi.org/10.1177/0956797617746749
  10. L’Optimisme.proEnquête auprès de sa communauté sur le travail et la santé mentale. Juillet 2026, N = 1 048 répondants.
  11. Van Dongen, Hans P. A. et coll.The cumulative cost of additional wakefulness. Sleep, 2003. doi.org/10.1093/sleep/26.2.117
  12. Fowler, James H. et Christakis, Nicholas A.Dynamic spread of happiness in a large social network: longitudinal analysis over 20 years in the Framingham Heart Study. BMJ, 2008. doi.org/10.1136/bmj.a2338
  13. VersLeHaut et OpinionWayBaromètre Jeunesse & Confiance, 9e édition. Novembre 2023, 1 005 jeunes de 16 à 25 ans.
  14. Amabile, Teresa M. et Kramer, Steven J.The Power of Small Wins. Harvard Business Review, 2011, et The Progress Principle, Harvard Business Review Press, 2011.
  15. Limburg, Karina et coll.The relationship between perfectionism and psychopathology: A meta-analysis. Journal of Clinical Psychology, 2017. doi.org/10.1002/jclp.22435
  16. Lally, Phillippa et coll.How are habits formed: Modelling habit formation in the real world. European Journal of Social Psychology, 2010. doi.org/10.1002/ejsp.674
  17. Wood, Joanne V. et coll.Positive Self-Statements: Power for Some, Peril for Others. Psychological Science, 2009. doi.org/10.1111/j.1467-9280.2009.02370.x
  18. Testa, CatherineMon Bullet Journal Optimiste. Rêve, Ose, Brille. Michel Lafon, 2025.
  19. Testa, CatherineOser être soi… même au travail. Michel Lafon Poche, 2020.
La rédaction de L Optimisme

La rédaction de L’Optimisme, sous la direction de Catherine Testa
L’Optimisme est le premier média francophone du bien-être et de la santé mentale, suivi par plus d’un million de personnes. Sa fondatrice, Catherine Testa, est autrice de 11 ouvrages chez Michel Lafon, dont Oser être soi… même au travail, et conférencière sur ces sujets. Découvrir ses livres · catherinetesta.com

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Vous traversez une période difficile ?

Cet article informe, il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un psychologue. Si le manque de confiance s’accompagne de pensées noires, d’un passé de violences ou d’un mal-être qui dure, parlez-en à un professionnel. Vous n’êtes pas seul : le 3114 (prévention du suicide, 24h/24), le 3919 (violences conjugales, gratuit et anonyme), le 17 en urgence, ou l’application d’entraide The Sorority.

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