Test syndrome de l’imposteur : vous sous-estimez-vous ?

Test du syndrome de l'imposteur : vous sous-estimez-vous ?
⏱ Temps de lecture : 7 min · Test : 4 min

Mis à jour le 29 juillet 2026

Vous avez obtenu le poste. Vous avez rendu le projet. On vous a félicitée. Et une petite voix a immédiatement fait le tri : la chance, le timing, l’équipe, un jury indulgent. Tout sauf vous.

Ce mécanisme porte un nom depuis 1978, quand les psychologues Pauline Clance et Suzanne Imes l’ont décrit chez des femmes remarquablement diplômées et convaincues d’avoir trompé leur monde. On parle de syndrome de l’imposteur, mais l’expression est trompeuse : ce n’est ni un syndrome ni un diagnostic. C’est un fonctionnement, très répandu, et notablement indépendant du niveau réel de compétence.

Ce test syndrome de l’imposteur explore trois dimensions : ce que vous faites de vos réussites, ce que vous craignez qu’on découvre, et ce que ce doute vous coûte en énergie. Quinze questions, quatre minutes, sans inscription.

Commencer le test

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur désigne l’incapacité à s’attribuer ses propres réussites, associée à la crainte permanente d’être démasqué comme incompétent. L’expression est trompeuse : il ne s’agit ni d’un syndrome médical ni d’un diagnostic, et il ne figure dans aucune classification, ni le DSM-5 ni la CIM-11.

Les psychologues Pauline Clance et Suzanne Imes l’ont décrit en 1978, à partir de leur travail clinique auprès de plus de 150 femmes remarquablement diplômées et convaincues d’avoir trompé leur monde. Elles parlaient alors de phénomène de l’imposteur, une formulation plus juste que celle qui s’est imposée depuis.

1978
année de la première description clinique du phénomène de l’imposteur, à partir d’un travail auprès de plus de 150 femmes diplômées et reconnues dans leur domaine.
Test syndrome de l'imposteur, illustration d'un cerveau
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À lire avant de commencer

Ce test est un outil de repérage et de réflexion personnelle. Le sentiment d’imposture ne figure dans aucune classification médicale : ce n’est pas un trouble, et ce test ne constitue pas un diagnostic. Il ne reproduit aucun questionnaire protégé : l’échelle de Clance est soumise à droits. Si le doute s’accompagne d’une anxiété qui vous empêche de fonctionner, parlez-en à un professionnel.

Le test : vous sous-estimez-vous ?

Ce test du syndrome de l’imposteur mesure en 15 questions trois dimensions : l’attribution de vos réussites, la peur d’être démasqué, et le surtravail de compensation. Il produit un score sur 60 et identifie votre dimension dominante.

Répondez spontanément, en pensant à votre fonctionnement le plus habituel, au travail comme ailleurs.

Partie 1 · Attribution
5 questions sur ce que vous faites de vos réussites

Répondez spontanément, en pensant à votre fonctionnement le plus habituel.

1Quand vous réussissez quelque chose, vous pensez d’abord à la chance, au timing ou à l’aide des autres.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

2Vous relativisez systématiquement vos réussites : « ce n’était pas si difficile ».

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

3Vous avez du mal à faire la liste de ce que vous savez faire.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

4Vous vous comparez à ceux qui font mieux, jamais à ceux qui font moins bien.

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5Un compliment sur votre travail vous met mal à l’aise plus qu’il ne vous réjouit.

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Partie 2 · Peur d’être démasqué
5 questions sur ce que vous craignez qu’on découvre

Aussi bien au travail que dans votre vie personnelle.

6Vous craignez qu’on finisse par découvrir que vous n’êtes pas à la hauteur.

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7Vous avez le sentiment d’avoir obtenu votre poste ou votre place par erreur.

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8Vous évitez de poser des questions de peur qu’on juge que vous devriez déjà savoir.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

9Vous hésitez à candidater ou à vous positionner tant que vous ne cochez pas 100 % des critères.

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10Vous vous sentez en décalage avec les personnes de votre niveau, comme si vous jouiez un rôle.

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Partie 3 · Surtravail
5 questions sur ce que le doute vous coûte en énergie

Comment vous compensez, concrètement.

11Vous préparez bien plus que nécessaire pour être sûr de ne pas être pris en défaut.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

12Vous acceptez du travail supplémentaire pour prouver votre légitimité.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

13Vous relisez, refaites, peaufinez bien au-delà de ce qui est attendu.

APas du tout BUn peu CMoyennement DBeaucoup ETout à fait

14Vous avez du mal à déléguer parce que personne ne le fera correctement.

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15Une fois l’objectif atteint, le soulagement dure peu et le doute revient sur le suivant.

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0 / 15 questions répondues
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Votre résultat au test du syndrome de l’imposteur

Attribution
0 / 20
Peur d’être démasqué
0 / 20
Surtravail
0 / 20
Score total
0 / 60
Rêve, Ose, Brille
Le carnet qui va avec
Rêve, Ose, Brille

Le carnet propose des pages d’inventaire de ce que l’on sait faire, de ce que l’on a traversé et de ce que l’on n’ose pas demander. C’est précisément le type de trace écrite qui fait reculer le sentiment d’imposture.

🔬
Comment ce score est construit. Le test s’organise autour des trois composantes que la littérature associe au phénomène de l’imposteur : l’attribution externe de la réussite, la crainte d’être démasqué, et les stratégies de compensation par le surtravail et le perfectionnisme. Chaque dimension compte 5 questions notées de 0 à 4, soit 20 points. Les questions ont été rédigées par notre rédaction à partir des dimensions conceptuelles décrites par Clance et Imes, et ne reproduisent pas les items de l’échelle CIPS, protégée par le droit d’auteur.

Comment lire votre score au test de l’imposteur ?

Un score de sentiment d’imposture se lit par dimension, car le levier à travailler diffère selon le profil. Trois paliers : 0 à 21 (doute ordinaire), 22 à 37 (doute coûteux mais gérable), 38 et plus (sentiment d’imposture installé).

La dimension qui domine indique le levier à travailler en priorité, et ce n’est pas le même selon les profils.

Score totalLectureCe que cela appelle
0 à 21Doute ordinaireSurveillez les périodes de changement, c’est là qu’il se réveille.
22 à 37Doute coûteux mais gérableTravaillez la réception des compliments et l’arrêt du surtravail.
38 et plusSentiment d’imposture installéPassez aux preuves écrites : un journal factuel de ce que vous produisez.
🚨Attention : un score de « peur d’être démasqué » supérieur ou égal à 16/20 place votre résultat au niveau le plus élevé, quel que soit votre total. C’est la dimension qui fait renoncer aux opportunités.

Quels sont les trois rouages du sentiment d’imposture ?

Les trois rouages du sentiment d’imposture sont l’attribution externe des réussites, la peur d’être démasqué (celle qui fait renoncer aux opportunités), et le surtravail qui compense le doute tout en l’alimentant.

🎯 Attribution

Une comptabilité asymétrique : les échecs pour vous, les réussites pour les circonstances.

« J’ai eu de la chance »

Compliment qui met mal à l’aise

Incapacité à lister ses compétences

🎭 Peur d’être démasqué

L’anticipation permanente du moment où l’on verra. C’est elle qui fait renoncer.

Ne pas candidater sans 100 % des critères

Éviter de poser des questions

Sensation de jouer un rôle

⏱️ Surtravail

La compensation : préparer trois fois trop pour ne pas être pris en défaut.

Sur-préparation systématique

Difficulté à déléguer

Soulagement bref, doute qui revient

⚖️ Ce que le test ne mesure pas

D’autres réalités produisent des signaux voisins.

Anxiété sociale

Épisode dépressif

Environnement de travail réellement dévalorisant

2020
année d’une revue systématique publiée dans le Journal of General Internal Medicine, qui associe le sentiment d’imposture à la dépression, à l’anxiété et à l’épuisement professionnel.

Comment sortir du syndrome de l’imposteur ?

Sortir du sentiment d’imposture passe par quatre gestes : tenir un journal factuel de ce que l’on produit, répondre « merci » sans réserve à un compliment, candidater à 60 % des critères, et en parler à quelqu’un que l’on admire.

1
Tenez un journal de preuves

Pendant un mois, notez chaque semaine ce que vous avez produit et ce qu’on vous en a dit. Factuel, daté, sans commentaire. Le sentiment d’imposture résiste aux encouragements, pas aux archives.

2
Répondez « merci », et rien de plus

La prochaine fois qu’on vous complimente, pas de « c’était surtout l’équipe », pas de « j’ai eu de la chance ». Juste merci. L’inconfort que vous ressentirez est la mesure exacte du problème.

3
Candidatez à 60 %

Si vous attendez de cocher tous les critères, vous ne postulez jamais. Fixez-vous un seuil explicite, 60 % des critères, et tenez-le une fois.

4
Parlez-en à quelqu’un qui vous ressemble

Le sentiment d’imposture s’effondre souvent au moment où l’on découvre qu’une personne que l’on admire le ressent aussi. C’est ce que Clance et Imes avaient observé dès leurs premiers groupes.

0
c’est le nombre de classifications médicales, DSM-5 comme CIM-11, où figure le syndrome de l’imposteur. Il s’agit d’un fonctionnement psychologique fréquent, pas d’un trouble.
American Psychiatric Association, DSM-5-TR, 2022 · OMS, CIM-11
ℹ️Le saviez-vous ? : une revue systématique publiée en 2020 dans le Journal of General Internal Medicine a rassemblé plusieurs dizaines d’études sur le phénomène. Deux constats en ressortent : il concerne largement les deux sexes, et il est associé à l’épuisement professionnel et à l’anxiété, d’où l’intérêt de ne pas le traiter comme une coquetterie.

Ce qu’il faut retenir

Le sentiment d’imposture n’est ni un trouble, ni un diagnostic, ni une mesure de votre valeur. C’est une comptabilité asymétrique : les échecs à votre compte, les réussites à celui des circonstances.

Il ne se corrige pas avec des encouragements, qui glissent dessus sans accrocher. Il se corrige avec des traces : un journal factuel de ce que vous produisez, un « merci » sans réserve quand on vous complimente, et une candidature envoyée à 60 % des critères.

Questions fréquentes sur le syndrome de l’imposteur

Non. Il ne figure dans aucune classification médicale, ni dans le DSM-5 ni dans la CIM-11. Clance et Imes parlaient d’ailleurs de phénomène, pas de syndrome. C’est un fonctionnement psychologique fréquent, pas un trouble.
Il vous donne un repère construit sur les trois dimensions décrites dans la littérature. Il ne s’agit pas de l’échelle CIPS de Clance, qui est protégée par le droit d’auteur et ne peut pas être reproduite librement. Nos questions sont originales.
L’étude fondatrice de 1978 portait sur des femmes, ce qui a durablement orienté la perception du phénomène. Les travaux ultérieurs, dont la revue systématique de 2020, montrent qu’il touche largement les hommes aussi, avec parfois des manifestations différentes.
Non. Tout est calculé dans votre navigateur, rien n’est transmis ni stocké.
Pas par la confiance en soi, qui ne se décrète pas, mais par l’accumulation de preuves factuelles et par l’exposition progressive aux situations évitées. La parole y contribue beaucoup : le phénomène se nourrit du silence, parce que chacun croit être le seul concerné.
Environ quatre minutes pour 15 questions, avec un résultat immédiat, sans inscription ni adresse email.
Oui. L’étude fondatrice de 1978 portait sur des femmes, ce qui a durablement orienté la perception du phénomène. Les travaux ultérieurs, dont la revue systématique de 2020, montrent qu’il concerne largement les hommes, avec des manifestations parfois différentes : davantage de surtravail, moins de mise en mots.
Sources
  1. Clance P.R., Imes S.A. The imposter phenomenon in high achieving women: dynamics and therapeutic intervention. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 1978;15(3):241-247.
  2. Clance P.R. The Impostor Phenomenon: Overcoming the Fear That Haunts Your Success, Peachtree Publishers, 1985.
  3. Bravata D.M. et al. Prevalence, predictors, and treatment of impostor syndrome: a systematic review. Journal of General Internal Medicine, 2020;35(4):1252-1275.
  4. Sakulku J., Alexander J. The impostor phenomenon. International Journal of Behavioral Science, 2011;6(1):75-97.
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