Une phrase vous revient en boucle depuis des mois. Vous ne savez plus si vous exagérez, si vous êtes trop sensible, ou si quelque chose cloche vraiment dans cette relation. Vous tapez « pervers narcissique » dans un moteur de recherche, tard le soir, sans oser en parler à personne.
Ce test pervers narcissique vous propose 15 questions concrètes sur des faits que vous vivez, pour vous aider à poser des mots sur une situation qui vous échappe. Le calcul se fait dans votre navigateur. Rien ne part sur un serveur, rien n’est enregistré, personne ne saura que vous l’avez fait.
Le test pervers narcissique en 15 questions
Ce test mesure la présence de signaux d’emprise dans une relation précise, sur une échelle de 0 à 45 points. Il ne dit rien de la personne en face de vous, il décrit ce que vous vivez avec elle.
Répondez en pensant à une relation en particulier : un conjoint, un parent, un ami, un collègue, un supérieur. Répondez vite, au premier réflexe, sur les douze derniers mois. Comptez cinq minutes.
Cette personne critique votre apparence, votre travail ou votre intelligence, y compris devant d’autres.
Ses compliments se terminent par une pique, une comparaison ou une réserve.
Vous voyez moins vos amis ou votre famille depuis que cette relation existe.
Cette personne vous explique que vos proches vous jalousent, vous veulent du mal ou ne vous comprennent pas.
Après une dispute, vous finissez par vous excuser, même quand le point de départ ne venait pas de vous.
Cette personne nie des paroles ou des faits dont vous êtes certain, avec beaucoup d’aplomb.
Vous gardez des messages, des photos ou des notes pour pouvoir vérifier plus tard ce qui s’est réellement passé.
Quand vous exprimez une peine, la conversation finit par tourner autour de sa souffrance à elle.
Vos émotions sont accueillies par un haussement d’épaules, un reproche ou une moquerie.
Cette personne consulte votre téléphone, vos comptes, votre emploi du temps ou vos dépenses.
Vous demandez son accord avant des décisions qui ne concernent que vous.
Des périodes très tendres alternent avec des périodes de froideur ou de silence, sans que vous compreniez le passage de l’une à l’autre.
Vous vous demandez si vous exagérez, si vous êtes trop sensible, ou si le problème vient de vous.
Vous préparez vos phrases à l’avance pour éviter de déclencher une réaction.
Vous avez peur de ses réactions quand vous n’êtes pas d’accord avec elle.
Pourquoi nous proposons ce test sur L’Optimisme
Vous êtes nombreux à chercher ce terme. Beaucoup de personnes traversent ces situations sans arriver à mettre le doigt dessus, et elles finissent par douter d’elles-mêmes plutôt que de la relation.
Savoir que ces mécanismes existent, et pouvoir mettre un mot dessus, constitue déjà un premier pas. Nous recevons chaque semaine des messages de lectrices et de lecteurs qui décrivent la même chose : l’impression de devenir fou, la fatigue, la honte de ne pas comprendre ce qui se passe chez eux.
Dans ce test, nous vous donnons des repères observables. Aucune question ne vous demande d’interpréter les intentions de l’autre, ni de le juger. Chaque question porte sur ce qui se passe concrètement, et sur ce que vous ressentez.
Sommaire
- Le test pervers narcissique en 15 questions
- Ce que ce test pervers narcissique mesure réellement
- Comment lire votre résultat sans vous tromper
- Pourquoi le pervers narcissique ne figure dans aucun manuel de diagnostic
- Et si vous vous reconnaissiez dans ces comportements
- Que faire après ce test
- FAQ, foire aux questions sur le test pervers narcissique
Le guide completPervers narcissique : comprendre le mécanisme, les signes et les issues

Ce que ce test pervers narcissique mesure réellement
Ce test mesure la fréquence de dix mécanismes d’emprise dans une relation donnée. Chaque question correspond à un mécanisme décrit depuis longtemps par les cliniciens qui travaillent sur la violence psychologique.
Nous avons écrit les quinze questions à partir de ces mécanismes et des témoignages reçus par la rédaction. Aucun questionnaire protégé n’a été reproduit.
🚫 La dévalorisation
Les critiques répétées sur votre apparence, votre travail ou votre intelligence, et les compliments qui finissent par une pique. Le doute s’installe goutte à goutte, jamais d’un seul coup.
🏠 L’isolement
Les rendez-vous qui tombent, les amis qui s’éloignent, la famille présentée comme jalouse ou malveillante. Le cercle se referme sans qu’une seule interdiction ait été prononcée.
🔄 L’inversion de la responsabilité
Vous finissez par vous excuser d’une dispute que vous n’avez pas déclenchée. La faute change de camp au fil de la conversation.
👀 Le déni des faits
Des paroles niées, des événements réécrits, une mémoire contestée avec aplomb. Ce mécanisme porte un nom, le gaslighting, et il produit un doute permanent sur votre propre perception.
😭 La victimisation inversée
Vous exprimez une peine, la conversation bascule sur la souffrance de l’autre. Vous finissez par consoler la personne qui vous a blessé.
🧿 L’absence d’empathie
Vos émotions sont accueillies par un haussement d’épaules, un reproche ou une moquerie. Vous apprenez à ne plus rien montrer.
🔒 Le contrôle
Le téléphone consulté, les comptes surveillés, les dépenses commentées, l’emploi du temps validé. Le contrôle se présente souvent comme une preuve d’amour ou d’attention.
🌡️ L’alternance chaud froid
Des périodes très tendres succèdent à des périodes de froideur, sans logique repérable. Cette alternance crée un attachement puissant et une fatigue profonde.
❓ Le doute sur soi
Vous vous demandez si vous exagérez, si vous êtes trop sensible, si le problème vient de vous. Vous conservez des messages pour vérifier plus tard ce qui s’est passé.
😰 La peur des réactions
Vous préparez vos phrases, vous choisissez le bon moment, vous renoncez à des sujets entiers. Ce signal-là compte plus lourd que les autres dans le calcul du test.
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Comment lire votre résultat sans vous tromper
Le résultat de ce test décrit une situation, jamais une personne. Un score élevé signale que de nombreux mécanismes d’emprise sont présents dans ce que vous vivez. Il ne qualifie pas votre conjoint, votre parent ou votre collègue.
Les quatre paliers ci-dessous vous permettent de situer votre total.
| Total | Ce que le score signale | Première orientation |
|---|---|---|
| 0 à 9 | Peu de signaux d’emprise dans la relation décrite | Restez attentif si un malaise persiste |
| 10 à 19 | Des signaux ponctuels, présents par moments | Notez les faits par écrit pendant quelques semaines |
| 20 à 31 | Des signaux nombreux et répétés qui se combinent | Psychologue, médecin traitant ou 3919 |
| 32 à 45 | Des signaux d’emprise très présents au quotidien | 3919, et 17 en cas de danger immédiat |
Un point mérite votre attention : regardez où tombent vos réponses les plus élevées. Si elles se concentrent sur le contrôle et la peur, la question de votre sécurité se pose. Si elles se concentrent sur le doute et le déni des faits, vous êtes probablement confronté à du gaslighting.
Ne vous dites pas que vous avez été naïf ou que vous vous êtes fait avoir. Le mécanisme est complexe, il s’installe lentement, il reste invisible de l’intérieur, et il touche souvent les personnes les plus généreuses.
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Pourquoi le pervers narcissique ne figure dans aucun manuel de diagnostic
L’expression « pervers narcissique » désigne un fonctionnement relationnel décrit par des cliniciens, sans exister comme catégorie médicale. Elle a été popularisée en France par la psychiatre Marie-France Hirigoyen dans Le Harcèlement moral, publié en 1998.
L’expression désigne une personne qui installe une relation d’emprise, par la dévalorisation, l’isolement et l’inversion de la responsabilité, afin de préserver une image de soi menacée. Le terme relève du langage courant et de la description clinique, sans figurer comme diagnostic.
Les manuels de référence, le DSM-5 de l’Association américaine de psychiatrie et la CIM-11 de l’Organisation mondiale de la santé, décrivent un trouble de la personnalité narcissique. Ce trouble se diagnostique par un professionnel, après une évaluation, jamais à distance et jamais par un proche.
Cette distinction change tout pour vous. Poser une étiquette sur l’autre ne vous protège pas. Nommer ce que vous vivez, en revanche, vous permet de demander de l’aide et de décrire des faits précis à un professionnel ou à un juriste.
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Et si vous vous reconnaissiez dans ces comportements
Certaines personnes font ce test et se reconnaissent dans la colonne des comportements décrits, plutôt que dans celle des situations subies. Nous préférons le dire clairement, parce que cela arrive et parce que personne ne mérite d’être renvoyé à sa pire version.
Se reconnaître dans un ou deux comportements ne fait de personne un pervers narcissique. Nous crions tous, nous nous fermons tous, nous disons tous des phrases que nous regrettons. La question tient plutôt à la répétition, à l’effet produit sur l’autre, et à ce que vous en faites.
Si vous constatez que vos proches marchent sur des œufs autour de vous, ce constat mérite d’être travaillé avec un psychologue ou un psychiatre. Ces fonctionnements s’expliquent souvent par une histoire, une blessure, une peur ancienne. Ils se travaillent, à condition de les regarder en face.
Que faire après ce test
Un score ne change rien tout seul, la suite dépend de ce que vous en faites. Trois étapes suffisent pour démarrer, dans cet ordre.
Notez la date, la phrase exacte, le contexte. Un carnet ou une note verrouillée sur votre téléphone suffit. Ce document vous servira à vous rappeler ce qui s’est réellement passé, et il servira aussi si vous engagez une démarche.
Reprenez contact avec une personne que vous avez perdue de vue. Vous n’avez rien à raconter dès le premier message. Le seul fait de rétablir un lien réduit l’isolement, qui rend l’emprise possible.
Un psychologue, votre médecin traitant, ou le 3919 pour les violences au sein du couple. Vous n’avez pas besoin d’être certain de ce que vous vivez pour appeler. Le doute constitue une raison suffisante.
Partir demande du temps, et beaucoup de personnes restent longtemps sans que cela relève d’un manque de courage. Les mécanismes qui retiennent dans une relation d’emprise sont documentés et compréhensibles.
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Mettre un mot sur ce que l’on vit ne règle pas la situation. Cela rend la situation pensable, et cela suffit pour faire le premier pas.
La rédaction de L’Optimisme
FAQ, foire aux questions sur le test pervers narcissique
Votre histoire peut aider quelqu’un qui doute encore. Écrivez-nous : nous ne publions jamais les prénoms, et chaque message est lu.
- Hirigoyen, Marie-France. 1998. Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien. Syros.
- American Psychiatric Association. 2013. DSM-5, trouble de la personnalité narcissique. American Psychiatric Publishing.
- Organisation mondiale de la santé. 2019. CIM-11, troubles de la personnalité.
- Code pénal français. Article 222-33-2-1, harcèlement moral au sein du couple. Loi du 9 juillet 2010, modifiée.
- Ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes. 3919, Violences Femmes Info, numéro national d’écoute, gratuit et anonyme.
Cet article et ce test informent, ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un psychologue. Aucun test en ligne ne pose de diagnostic, ni sur vous, ni sur une autre personne. Si vous souffrez ou si vous êtes en danger : le 3919 (violences conjugales, gratuit et anonyme), le 3114 (prévention du suicide, 24h/24), le 17 en urgence, ou l’application d’entraide The Sorority.

