Osez-vous assez dire non ? Le test en 15 situations

7 min de lecture · Test : 5 min

Osez-vous assez dire non ? Quinze situations très ordinaires, et ce oui qui sort tout seul avant même que vous ayez réfléchi.

Un proche qui insiste, un collègue qui pose un dossier sur votre bureau à 18 h, un ami toujours en retard, un membre de la famille qui s’invite le week-end. Chacune de ces scènes dure trente secondes. C’est dans ces trente secondes que se joue la différence entre une semaine tenable et une semaine subie.

Ce test ne mesure pas votre gentillesse, et il ne cherche pas à faire de vous quelqu’un de dur. Il regarde comment vous refusez quand vous refusez, et ce que ça vous coûte quand vous ne le faites pas.

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Comment fonctionne ce test

Quinze situations, quatre réactions possibles à chaque fois. Choisissez celle qui vous ressemble le plus, sans réfléchir trop longtemps : la réponse spontanée est la plus juste. Votre profil s’affiche à la fin, en entier et gratuitement, sans inscription et sans adresse email.

0 / 15 questions
Question 1 sur 15
Un proche insiste pour que vous veniez dîner ce soir, alors que vous êtes épuisé.
Question 2 sur 15
Un collègue dépose une tâche sur votre bureau à 18 h.
Question 3 sur 15
Un ami arrive systématiquement avec quarante minutes de retard.
Question 4 sur 15
Un membre de la famille annonce qu’il s’invite ce week-end.
Question 5 sur 15
Un commercial vous appelle et enchaîne les arguments.
Question 6 sur 15
On vous demande un service alors que vous êtes déjà débordé.
Question 7 sur 15
Votre manager ajoute une mission, sans rien retirer de votre charge.
Question 8 sur 15
Un ami vous a emprunté de l’argent et ne l’a pas rendu.
Question 9 sur 15
Dans un groupe, on vous désigne d’office pour la tâche que personne ne veut.
Question 10 sur 15
Un proche vous appelle tard le soir pour se confier, très souvent.
Question 11 sur 15
Quelqu’un vous fait une remarque désagréable devant les autres.
Question 12 sur 15
On vous propose un rendez-vous sur un créneau qui vous arrange mal.
Question 13 sur 15
Une personne vous coupe la parole en réunion.
Question 14 sur 15
Un voisin vous demande un coup de main un dimanche matin.
Question 15 sur 15
En fin de semaine, quand vous repensez à tous vos oui :

Aucune réponse n’est bonne ou mauvaise, et aucun profil n’est un mauvais profil. Vos réponses ne sont ni envoyées ni enregistrées : le calcul se fait entièrement dans votre navigateur, et tout disparaît quand vous fermez la page.

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Pourquoi le oui part tout seul

Refuser met en jeu deux peurs simultanées : décevoir, et compter un peu moins pour l’autre ensuite. Chez beaucoup de gens, se rendre utile a longtemps été la façon la plus sûre d’avoir une place, dans une famille, dans une classe, dans une équipe. Le réflexe s’installe très tôt, il devient automatique, et il finit par décider à votre place.

Le problème n’est donc pas le oui. Le problème, c’est le oui qui n’a pas été choisi. Il produit d’abord de la fatigue, puis du ressentiment, puis des refus brutaux au plus mauvais moment. Ce sont les limites jamais posées qui finissent par exploser.

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Trois formulations qui tiennent

« Je ne peux pas cette semaine, je peux la semaine prochaine. » Un refus daté passe toujours mieux qu’un refus sec. « J’ai besoin d’y réfléchir, je te réponds ce soir. » Vous reprenez le temps que la demande vous confisquait. Et enfin : « Non, ce n’est pas possible », sans rien ajouter. Une limite n’a pas à être plaidée.

Quatre façons de refuser, et ce qu’elles coûtent

Les travaux fondateurs sur l’affirmation de soi, notamment ceux de Robert Alberti et Michael Emmons, distinguent trois postures : s’effacer, attaquer, ou s’affirmer. Dans la vie ordinaire, cela donne plutôt les quatre profils de ce test.

Le oui qui part avant vous rend service à tout le monde, sauf à votre agenda. Le non qui s’excuse refuse déjà, mais rouvre la négociation à chaque justification. Le non qui arrive trop tard encaisse pendant des semaines, puis sort d’un coup, souvent sur la mauvaise personne. Le non posé tranquillement annonce une limite et s’y tient, sans agressivité.

Aucune de ces quatre postures ne décrit un défaut de caractère. Chacune est une stratégie qui a protégé quelque chose, à un moment. La question n’est pas de la juger, elle est de savoir si elle vous sert encore aujourd’hui.

Par où commencer si vous dites toujours oui

Commencez petit. Un seul non, sur un sujet sans enjeu : une invitation dont vous n’avez pas envie, un appel que vous décalez. L’objectif n’est pas de refuser davantage, il est de constater que le ciel ne vous tombe pas dessus.

Gagnez du temps. La plupart des oui de trop viennent d’une réponse donnée dans l’instant, par surprise. « Je te dis ça demain » suffit à faire passer la demande du réflexe à la décision.

Traitez vos besoins comme des rendez-vous. Un temps de repos noté dans un agenda se défend beaucoup mieux qu’une intention. Notre article sur comment dire non donne les formulations, et notre dossier sur poser ses limites explique pourquoi cela demande autant d’énergie au début.

Quand ce n’est plus une question de non

Si vos refus vous exposent à des représailles, ou si vous avez le sentiment de marcher sur des œufs en permanence avec toujours la même personne, la question dépasse largement l’affirmation de soi. Notre test sur la relation d’emprise aborde cette situation, et le 3919 répond gratuitement et anonymement, 7 j/7.

Parce que refuser mobilise deux peurs en même temps : décevoir, et compter un peu moins pour l’autre ensuite. Beaucoup de gens ont appris très tôt que se rendre utile était la façon la plus sûre d’avoir une place. Ce réflexe ne se défait pas par la volonté, il se rééduque par de petites expériences répétées.
Non, et c’est souvent contre-productif. Une justification est une porte ouverte : tant que vous expliquez, votre interlocuteur peut discuter chaque raison une par une. « Je ne peux pas » se suffit à lui-même. Vous pouvez rester chaleureux et proposer autre chose, simplement n’argumentez pas le refus.
Non. Poser une limite, c’est indiquer où commence ce qui vous coûte trop, afin de pouvoir tenir dans la durée. Un oui donné à contrecœur produit de la fatigue, puis du ressentiment, et finit par abîmer la relation bien plus qu’un refus clair.
Comptez cinq minutes pour les quinze situations. Votre profil s’affiche en entier dès la dernière réponse, gratuitement et sans inscription. Aucune adresse email n’est demandée pour voir le résultat.
Non. Le calcul se fait dans votre navigateur, rien n’est transmis ni conservé, et tout disparaît quand vous fermez la page.
Non, et nous préférons le dire clairement. C’est un outil de réflexion personnelle, écrit par notre rédaction à partir de situations du quotidien. Il ne remplace pas l’accompagnement d’un professionnel si le sujet vous pèse durablement.
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Sources
  1. Wolpe, Joseph. 1958. Psychotherapy by Reciprocal Inhibition. Stanford University Press, Stanford.
  2. Alberti, Robert E. et Emmons, Michael L. 1970. Your Perfect Right: A Guide to Assertive Behavior. Impact Publishers, San Luis Obispo.
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