Savez-vous poser des limites ? Le test en 10 situations

poser des limites
5 min de lecture · Test : 4 min

Savez-vous poser des limites ? Dix situations très ordinaires, et le oui qui part tout seul avant même que vous ayez réfléchi.

Un collègue qui demande un service de trop, un proche qui appelle toujours au mauvais moment, un manager qui propose un week-end de travail. Chacune de ces scènes dure trente secondes, et c’est dans ces trente secondes que se joue la différence entre une semaine tenable et une semaine subie.

Ce test ne mesure pas votre gentillesse. Il regarde où passe votre ligne, et si vous osez la tenir quand quelqu’un pousse un peu.

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Comment fonctionne ce test

Dix situations, trois réactions possibles à chaque fois. Choisissez celle qui vous ressemble le plus, sans réfléchir trop longtemps. Votre profil s’affiche à la fin, en entier et gratuitement, sans inscription et sans adresse email.

0 / 10 questions
Question 1 sur 10
Un collègue vous demande de l’aide alors que vous êtes déjà débordé. Que faites-vous ?
Question 2 sur 10
Lorsqu’on vous coupe la parole, comment réagissez-vous ?
Question 3 sur 10
Vos amis choisissent un restaurant que vous n’aimez pas. Que décidez-vous ?
Question 4 sur 10
On vous demande de prêter de l’argent et cela vous met mal à l’aise. Quelle est votre réponse ?
Question 5 sur 10
Un proche vient toujours se confier à vous, souvent longuement. Que faites-vous ?
Question 6 sur 10
Vous aviez prévu une soirée calme, on vous propose une sortie. Comment réagissez-vous ?
Question 7 sur 10
Votre manager vous demande de venir travailler ce week-end. Quelle est votre réaction ?
Question 8 sur 10
Face à une critique, comment réagissez-vous ?
Question 9 sur 10
Quand on vous sollicite pour une tâche déraisonnable, savez-vous dire non ?
Question 10 sur 10
Pensez-vous à vos besoins avant ceux des autres ?

Aucune réponse n’est bonne ou mauvaise, et aucun profil n’est un mauvais profil. Vos réponses ne sont ni envoyées ni enregistrées : le calcul se fait entièrement dans votre navigateur.

Pour aller plus loin
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Pourquoi le « non » coûte si cher

Refuser mobilise deux peurs en même temps : celle de décevoir, et celle d’être moins aimé après. Beaucoup de gens ont appris très tôt que se rendre utile était la façon la plus sûre d’avoir une place. Le réflexe s’installe, il devient automatique, et il finit par décider à votre place.

Le problème n’est pas le oui. Le problème, c’est le oui qui n’a pas été choisi. Un oui automatique produit de la fatigue, puis du ressentiment, puis des refus brutaux au plus mauvais moment. Ce sont les limites jamais posées qui finissent par exploser.

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Trois formulations qui marchent

« Je ne peux pas cette semaine, je peux la semaine prochaine. » Un refus daté passe toujours mieux qu’un refus sec. « J’ai besoin d’y réfléchir, je te réponds ce soir. » Vous reprenez le temps que la demande vous confisquait. « Non, ce n’est pas possible. » Sans justification : une limite n’a pas à être plaidée.

Par où commencer si vous dites toujours oui

Commencez petit. Un non sans enjeu, sur une invitation que vous n’avez pas envie d’accepter. L’objectif n’est pas de refuser davantage, il est de constater que le ciel ne vous tombe pas dessus.

Gagnez du temps. La plupart des oui de trop viennent d’une réponse donnée dans l’instant. « Je te dis ça demain » suffit à faire passer la demande du réflexe à la décision.

Traitez vos besoins comme des rendez-vous. Un temps de repos noté dans un agenda se défend beaucoup mieux qu’une intention. Notre dossier sur l’assertivité détaille la méthode, et le test d’assertivité prolonge celui-ci en quinze questions. Et si c’est surtout le moment du refus qui coince, notre test « Osez-vous assez dire non ? » passe en revue quinze situations où le oui part tout seul.

Non. Poser une limite, c’est indiquer où commence ce qui vous coûte trop, pour pouvoir tenir dans la durée. L’égoïsme consiste à ignorer les besoins des autres. L’assertivité consiste à tenir compte des vôtres et des leurs.
Parce que le refus a longtemps été associé au risque d’être rejeté. Beaucoup de gens ont appris très tôt que se rendre utile était la façon la plus sûre d’être aimé. Ce réflexe ne se défait pas par la volonté, il se rééduque par de petites expériences répétées.
Non. C’est un outil de réflexion personnelle, écrit par notre rédaction à partir de situations du quotidien. Il ne remplace pas l’accompagnement d’un professionnel si le sujet vous pèse durablement.
Comptez quatre minutes pour les dix situations. Votre profil s’affiche en entier dès la dernière réponse, gratuitement et sans inscription.
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Sources
  1. Wolpe, Joseph. 1958. Psychotherapy by Reciprocal Inhibition. Stanford University Press, Stanford.
  2. Alberti, Robert E. et Emmons, Michael L. 1970. Your Perfect Right: A Guide to Assertive Behavior. Impact Publishers, San Luis Obispo.
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