Trop gentil, trop sensible, tu réfléchis trop, tu ne tiens pas en place : dix situations pour identifier le « trop » qu’on vous renvoie, et ce qu’il dit vraiment.
Nous avions posé la question à nos lecteurs il y a quelques années, et les réponses avaient été nombreuses. Presque tout le monde a une phrase de ce genre en réserve, entendue d’un parent, d’un conjoint, d’un manager, souvent sur un ton bienveillant qui n’en atténue pas la portée.
Le point commun de ces remarques : elles décrivent une qualité, et elles la présentent comme un défaut.
Dix situations, quatre réponses à chaque fois. Choisissez celle qui vous ressemble le plus. Votre profil s’affiche à la fin, en entier et gratuitement, sans inscription. Aucun profil n’est un défaut.
Vos réponses évoquent le reproche de trop donner
Ce qu’on vous renvoie le plus souvent, c’est que vous donnez trop. Vous rendez service avant qu’on ait fini de demander, vous repérez celui qui est en difficulté, et vous avez du mal à laisser une situation injuste sans réagir.
« Trop gentil » est rarement un compliment dans la bouche de celui qui le dit, et c’est souvent une façon polie de dire « tu te fais avoir ». Votre point de vigilance : la générosité n’a de valeur que si elle est choisie. Quand elle devient un réflexe qu’on ne contrôle plus, ce n’est plus de la générosité, c’est une difficulté à refuser.
Vos réponses évoquent le reproche de trop ressentir
Ce qu’on vous renvoie, c’est l’intensité de ce que vous ressentez. Un ton de voix, une ambiance, un silence : vous captez des choses que d’autres ne remarquent pas, et vous les gardez plus longtemps.
« Tu es trop sensible » est presque toujours dit par quelqu’un que votre réaction dérange, et cela n’en fait pas un diagnostic. Votre point de vigilance : à force d’entendre que vous exagérez, on finit par douter de ce qu’on perçoit. Or ce que vous percevez est le plus souvent exact, c’est l’intensité qui est difficile à porter.
Si le sujet vous parle vraiment, notre test sur l’hypersensibilité va beaucoup plus loin que celui-ci.
Vos réponses évoquent le reproche de trop réfléchir
Ce qu’on vous renvoie, c’est que vous pensez trop. Vous posez la question que personne n’a posée, vous repérez l’incohérence, vous n’avalez pas une explication parce qu’elle est dite avec assurance.
« Arrête de te prendre la tête » sert souvent à clore une discussion qui devenait gênante. Votre point de vigilance : réfléchir et ruminer se ressemblent de l’extérieur, mais la réflexion aboutit à une décision et la rumination tourne en rond. Le repère est là, et vous êtes le seul à pouvoir le poser.
Vos réponses évoquent le reproche d’aller trop vite
Ce qu’on vous renvoie, c’est votre rythme. Vous démarrez vite, vous supportez mal l’attente, et vous entraînez les autres même quand vous ne cherchez pas à le faire.
« Calme-toi » est souvent dit par quelqu’un qui a du mal à suivre, et cela ne veut pas dire que votre rythme est le mauvais. Votre point de vigilance : une énergie qui ne redescend jamais finit par coûter cher, en sommeil et en relations. Savoir s’arrêter n’est pas se renier, c’est ce qui permet de tenir sur la durée.
Ce test est un support de réflexion, pas une évaluation ni un diagnostic. Vos réponses ne sont ni envoyées ni enregistrées : le calcul se fait entièrement dans votre navigateur.
« Trop » est une mesure, pas une nature
Un « trop » suppose toujours une norme, et cette norme n’existe nulle part. Elle est fixée, à chaque fois, par la personne qui parle. Dire « tu es trop sensible », c’est en réalité dire « tu es plus sensible que moi, et cela me met mal à l’aise ».
Cela ne rend pas la remarque malveillante. La plupart du temps, elle est faite sans intention de blesser, parfois même avec l’idée d’aider. Mais elle est descriptive de la relation, pas de vous.
Reprenez le « trop » qu’on vous renvoie le plus souvent et posez-vous une question, une seule : est-ce que cela me coûte, à moi ? Si la réponse est non, il n’y a rien à corriger. Si la réponse est oui, alors le sujet vaut d’être travaillé, mais pour vous et pas pour faire plaisir à celui qui a fait la remarque.
Là où la remarque devient un problème
Entendre régulièrement qu’on est « trop » finit par entamer la confiance dans son propre ressenti. Quand la remarque devient systématique, qu’elle porte sur tout et qu’elle vient toujours de la même personne, elle ne décrit plus un décalage, elle installe un doute. Si vous vous surprenez à ne plus oser réagir de peur d’être « trop », le sujet mérite d’être posé, éventuellement avec un professionnel.
Vous avez une histoire inspirante, un conseil qui a changé votre vie ou une ressource que vous adorez ? On veut tout savoir.
etsionsouriait@loptimisme.com




