À quel point êtes-vous optimiste ? Ce test d’optimisme en douze situations situe votre façon d’aborder ce qui vous arrive.
L’optimisme n’est pas une humeur du matin. C’est une manière d’expliquer les événements : à qui la faute, pour combien de temps, et est-ce que cela va déborder sur le reste. Deux personnes vivant exactement la même contrariété n’en tireront pas la même conclusion, et cette différence se travaille.
Douze situations très ordinaires, trois réponses possibles à chaque fois. Choisissez celle qui vous ressemble le plus, sans réfléchir trop longtemps.
Cette version rassemble deux de nos tests d’optimisme en un seul. Nous y avons intégré les meilleures situations de « Quel optimiste êtes-vous ? », publié il y a plusieurs années et longtemps l’un de nos tests les plus lus. Plutôt que de laisser deux tests se faire concurrence sur le même sujet, nous n’en gardons qu’un, plus complet.
Répondez spontanément aux douze situations. Votre profil s’affiche à la fin, en entier et gratuitement, sans inscription et sans adresse email. Aucun profil n’est un mauvais profil : chacun décrit une façon d’avancer, avec ses forces.
🌥️ Vos réponses évoquent un optimisme prudent
Vous avancez en gardant un œil sur ce qui pourrait mal tourner. Cette vigilance vous a probablement déjà évité des déconvenues, et elle a une vraie valeur : les gens prudents anticipent mieux que les autres. Elle coûte simplement beaucoup d’énergie quand elle tourne en boucle sans rien produire.
Ce que vous pouvez essayer cette semaine : noter chaque soir une seule chose qui s’est mieux passée que prévu. Trois lignes suffisent. L’exercice ne rend pas naïf, il rétablit l’équilibre d’une attention qui ne retient spontanément que ce qui cloche.
⚖️ Vos réponses évoquent un optimisme réaliste
Vous regardez les obstacles en face et vous gardez espoir quand même. C’est la combinaison la plus solide sur la durée, parce qu’elle résiste aux mauvaises nouvelles : votre confiance ne repose pas sur l’idée que rien de fâcheux n’arrivera.
La piste pour aller plus loin : quand vous hésitez, décidez à partir de ce que vous pouvez réellement influencer, et laissez de côté ce que vous redoutez sans pouvoir agir dessus. C’est là que votre énergie rend le plus.
☀️ Vos réponses évoquent un optimisme moteur
Vous partez du principe que les choses vont s’arranger, et cette confiance entraîne les autres autant qu’elle vous porte. C’est une ressource rare, particulièrement précieuse dans les périodes difficiles, où l’entourage cherche quelqu’un sur qui s’appuyer.
Le seul angle mort à surveiller : laissez de la place aux mauvaises nouvelles quand elles arrivent, chez vous comme chez les autres. Un optimisme qui interdit la plainte devient épuisant pour ceux qui traversent une passe difficile.
Aucune réponse n’est bonne ou mauvaise, et aucun profil n’est un mauvais profil. Vos réponses ne sont ni envoyées ni enregistrées : le calcul se fait entièrement dans votre navigateur.
Ce que mesure vraiment un test d’optimisme
Martin Seligman, l’un des fondateurs de la psychologie positive, a montré que ce qui distingue les optimistes des pessimistes tient à leur style explicatif. Devant un revers, le pessimiste conclut volontiers que c’est de sa faute, que cela va durer et que cela va tout contaminer. L’optimiste voit plutôt un concours de circonstances, passager, limité à un domaine.
Ce n’est pas une question de lucidité. Les deux regardent la même réalité. Ils en tirent des conclusions différentes sur la suite, et ces conclusions influencent ce qu’ils tentent ensuite.
Ce n’est ni du déni, ni l’obligation d’aller bien. Un optimisme qui interdit de se plaindre devient une pression de plus pour la personne qui traverse une épreuve. Regarder une difficulté en face fait partie de l’optimisme réaliste, celui qui tient dans la durée.
Trois habitudes qui font bouger le curseur
Noter ce qui s’est bien passé. Trois lignes le soir, sur ce qui a mieux fonctionné que prévu dans la journée. L’exercice ne change pas les faits, il rééquilibre une attention qui retient spontanément ce qui cloche. Notre article sur le journal de gratitude détaille la méthode.
Séparer ce que vous pouvez influencer du reste. Une inquiétude sur laquelle aucune action n’est possible ne mérite pas trois heures de votre nuit. Écrivez-la, décidez de la prochaine action possible, ou classez-la comme hors de portée.
Choisir votre entourage quand vous le pouvez. L’humeur des gens que nous fréquentons déteint plus que nous ne l’imaginons. Cela ne veut pas dire fuir les personnes en difficulté, mais repérer celles qui vident et celles qui rechargent.
Pour aller plus loin, notre dossier sur l’optimisme reprend le sujet depuis le début, et notre page tests et quiz en propose une vingtaine d’autres, tous gratuits.
Vous avez une histoire inspirante, un conseil qui a changé votre vie ou une ressource que vous adorez ? On veut tout savoir.
etsionsouriait@loptimisme.com- Scheier, Michael F. et Carver, Charles S. 1985. Optimism, Coping, and Health. Health Psychology, 4(3).
- Seligman, Martin E. P. 1990. Learned Optimism. Alfred A. Knopf, New York.
- Carver, Charles S., Scheier, Michael F. et Segerstrom, Suzanne C. 2010. Optimism. Clinical Psychology Review, 30(7).




