« Je lui dis que je l’aime tous les jours, et pourtant elle me dit qu’elle ne se sent pas aimée. » Vous avez déjà entendu ça ? Ou pire, vous l’avez déjà pensé ?
La bonne nouvelle : ce n’est presque jamais un problème d’amour. C’est un problème de traduction. Un pasteur américain a théorisé cinq façons différentes de donner et de recevoir de l’amour, les cinq langages de l’amour, et depuis, des millions de couples comprennent enfin pourquoi ils se ratent malgré toute leur bonne volonté.
On vous les présente, et si vous voulez aller plus loin, on vous parle plus bas d’un événement entièrement dédié à l’amour, à Antibes, les 24 et 25 octobre.
Sommaire

Un langage de l’amour, c’est quoi exactement ?
L’auteur du concept, Gary Chapman, n’est ni psychologue ni philosophe de formation. C’est un pasteur baptiste américain, conseiller conjugal depuis plus de trente ans à Winston-Salem, en Caroline du Nord, et titulaire d’un doctorat obtenu au Southwestern Baptist Theological Seminary. Sa théorie est née de l’observation, sur le terrain, de couples qui s’aimaient réellement mais se donnaient de l’amour dans une langue que l’autre ne comprenait pas. On n’aime pas moins fort. On aime dans le mauvais dialecte.

Les 5 langages de l’amour
Cinq façons de dire « je t’aime » sans forcément prononcer le mot. Pour chacune : ce que c’est, comment la reconnaître chez soi, et ce qui blesse la personne qui la parle.
Ce langage se nourrit de mots : compliments sincères, encouragements, « je suis fier de toi ». Il se meurt de silence.
Comment le reconnaître chez soi : un simple « merci » ou « bravo » vous touche plus qu’un cadeau.
Ce qui blesse : le silence, la critique, l’absence de reconnaissance même quand l’amour est réel.
Exemple du quotidien : dire « j’ai adoré le repas que tu as préparé » plutôt que de simplement le manger.
Une présence entière, sans téléphone, sans distraction. Ce qui compte n’est pas l’activité, c’est l’attention à 100 %.
Comment le reconnaître chez soi : vous préférez une heure de vraie conversation à une soirée entourée.
Ce qui blesse : qu’on reste sur son téléphone pendant qu’on partage un moment.
Exemple du quotidien : ranger les écrans quinze minutes pour se raconter sa journée, vraiment.
Pas une question d’argent. Un objet qui prouve qu’on a pensé à l’autre en son absence. La pensée avant l’objet.
Comment le reconnaître chez soi : un petit rien rapporté d’une course vous émeut disproportionnellement.
Ce qui blesse : qu’on oublie une date importante, ou qu’on n’offre jamais rien, même symbolique.
Exemple du quotidien : rapporter le gâteau préféré de l’autre sans qu’il l’ait demandé.
Faire la vaisselle, préparer le café, s’occuper d’une corvée pour l’autre. L’amour qui se prouve en actes, pas en discours.
Comment le reconnaître chez soi : vous vous sentez aimé quand l’autre allège votre charge, sans qu’on vous le dise.
Ce qui blesse : qu’on ne lève jamais le petit doigt à la maison, même en connaissant la fatigue de l’autre.
Exemple du quotidien : faire le plein de la voiture avant un trajet, sans qu’on ait eu besoin de demander.
Une main posée sur l’épaule, un câlin en passant, une tête sur l’épaule devant un film. Ce langage a besoin de contact, pas forcément de sexualité.
Comment le reconnaître chez soi : un câlin vous apaise plus vite que n’importe quelle parole.
Ce qui blesse : l’absence de contact physique quotidien, même minime.
Exemple du quotidien : une main posée sur le bras en passant dans le couloir, sans rien dire.

Et le 6e langage ? Chapman s’est arrêté à cinq, d’autres pensent autrement
Chapman a publié sa théorie en 1992 et ne l’a jamais complétée depuis. Mais d’autres auteurs et thérapeutes, eux, pensent qu’il en manque un. L’auteur américain Ken Wytsma propose par exemple un amour qui ne se contente pas d’éviter de blesser, mais qui agit pour le bien de l’autre, même d’un inconnu. D’autres évoquent la sécurité émotionnelle, le sentiment stable d’être vu et compris par l’autre, l’espace personnel, le respect de l’autonomie de chacun dans le couple, ou l’engagement émotionnel, la capacité à partager ses vulnérabilités.
Parmi ces pistes, la thérapeute de couple française Florentine d’Aulnois-Wang, fondatrice de L’Espace du Couple, propose la sienne. Selon le site du congrès où elle intervient, son idée dépasse la seule façon d’exprimer l’amour : il s’agirait de faire de la relation un espace de croissance, plutôt qu’un simple espace de réassurance mutuelle.

Le congrès entièrement dédié à l’amour, à Antibes
Je suis déjà intervenue dans un congrès de Julien Peron, et il y règne une ambiance qu’on ne voit nulle part ailleurs, une vraie forme de bienveillance. Ce sont des moments rares.Catherine Testa

Les 24 et 25 octobre 2026, le Palais des Congrès d’Antibes accueille « C’est quoi l’amour pour vous ? », le premier événement français entièrement dédié à cette question. Dix conférences, seize ateliers immersifs et une quarantaine d’exposants, avec 800 participants attendus en présentiel selon le site de l’événement, imaginés par Julien Peron, chef d’entreprise, réalisateur et créateur du congrès « C’est quoi le bonheur pour vous ? ».
Au programme, entre autres : Frédéric Lenoir sur les regards philosophiques de Platon, Aristote et Spinoza sur l’amour, Paul Dewandre sur « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus », Aurore Malet-Karas, docteure en neurosciences, sur ce qui se joue dans notre tête quand on tombe amoureux, et Florentine d’Aulnois-Wang sur « Le 6e langage de l’amour », le dimanche 25 octobre de 14h30 à 15h30.
| Formule | Prix | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| 2 jours, présentiel | 99 € (au lieu de 149 €) | 10 conférences, 16 ateliers, café bio, kit d’accueil, replay illimité |
| 1 jour, présentiel (samedi ou dimanche) | 65 € | Conférences du jour, replay, ateliers, café bio |
| Tarif étudiant | 69 € les 2 jours, 50 € la journée (sur justificatif) | Identique aux formules présentiel |
| Pass découverte | 19 € | Exposants, dédicaces des conférenciers, buvette bio (sans les conférences) |
| 100 % digital, à distance | 65 € | Accès illimité au replay des 10 conférences, sans présentiel |
L’option 100 % digitale à 65 € permet de suivre les dix conférences en replay, sans se déplacer à Antibes. De quoi repartir avec des réponses très concrètes à la question qui donne son nom au congrès, où qu’on habite en France, loin des injonctions toutes faites sur le couple parfait.
Les 10 intervenants des 24 et 25 octobre 2026 à Antibes :
| Intervenant | Sa conférence |
|---|---|
| Thérèse Hargot Thérapeute et sexologue | « Suis-je avec la bonne personne ? » |
| Frédéric Lenoir Auteur et philosophe | « Regards philosophiques sur l’amour » |
| Florentine d’Aulnois-Wang Thérapeute de couple | « Le 6e langage de l’amour » |
| Arnaud Riou Auteur et maître spirituel | « L’amour du vivant » |
| Sophie Duverne Psychogénéalogiste | « Liens entre histoire familiale et relations » |
| Paul Dewandre Auteur et comédien | « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » |
| Nathalie Lefèvre Coach, auteure et formatrice | « L’amour absolu » |
| Aurore Malet-Karas Docteure en neurosciences | « Les neurosciences de l’amour » |
| Laura Pynson Chercheuse et thérapeute | « Créer une sexualité alignée » |
| Julie Klotz Auteure et journaliste | « Déconstruire le couple pour mieux aimer » |
FAQ sur les langages de l’amour
Votre langage de l’amour vous a surpris, ou vous a réconcilié avec votre partenaire ? Racontez-nous.
etsionsouriait@loptimisme.comOn reste en lien ?
Une question sur cet article, une envie de nous suivre au quotidien ? On vous lit et on vous répond.
- Chapman, Gary. 1992. Les Langages de l’amour. Northfield Publishing (édition française : Farel).
- Wytsma, Ken. « A Sixth Love Language ». kenwytsma.com.
- Congrès « C’est quoi l’amour pour vous ? ». 2026. Programme et billetterie officiels. congres.cestquoilamour.fr



