Le Cœur net, l’initiative de Laure Geisler pour rendre l’information médicale accessible à tous !

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Nous avons été touchés par l’initiative Le Cœur Net de Laure Geisler, médecin généraliste. Son objectif est de faire en sorte que chacun puisse être acteur de sa santé au quotidien. Une lumineuse tentative de vulgarisation de la médecine dans un but préventif que nous avions à cœur de vous faire connaître. Rencontre. 

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours? 

Je m’appelle Laure Geisler, je suis originaire de Lorraine. J’ai débuté ma formation de médecin à Nancy. En cours de cursus, je suis partie à Paris où j’ai fait mon mon externat puis mon internat. Avec mon mari, on a fait le choix de vivre à Besançon. On se plaît à revenir régulièrement travailler à Paris.

Après ma thèse, j’ai fait deux activités : en Protection Maternelle Infantile et en médecine libérale. J’ai suivi également des Diplômes Universitaires en santé de la mère et de l’enfant et de journalisme médical. Je suis actuellement en formation d’hypnose et de thérapies brèves pour compléter ma pratique.

Pourquoi as-tu choisi de devenir médecin ? 

Personne n’est médecin dans ma famille. Mais un jour – je devais avoir 7 ans – j’ai fait une « fausse route » et j’ai failli m’étouffer. Je m’en souviens car j’ai perdu connaissance. Mon papa m’a sauvé la vie. Cela a été l’élément déclencheur.

Qu’est-ce qui t’inspire dans ton métier de médecin ? 

Ce que je recherchais avant tout dans mon métier était la dimension humaine. C’était indispensable pour moi de travailler avec les gens. En médecine générale, on a une relation qui est très forte avec le patient, en particulier quand on est médecin de famille. C’est un métier très gratifiant où une confiance s’installe avec le patient. Je considère former une véritable équipe avec lui. J’aime aussi l’idée d’être en perpétuelle formation. 

Pourquoi as-tu créé Le Coeur Net ? Quelle est ton intention ? 

J’ai vraiment appris le journalisme médical grâce à un stage à la Maison des Maternelles sur France 4. Je voulais comprendre le métier de journaliste-reporter. J’ai également fait des chroniques en tant que médecin pour cette émission, j’y ai pris goût et ai j’ai décidé d’ouvrir aux réseaux.

Ce qui me plaît vraiment est de faire de la prévention. Avec Le Cœur Net, j’avais envie de partager mes petites connaissances. Je me suis aperçue qu’en expliquant certaines notions, le patient se déstresse, relativise, apprend sur lui-même…Cela peut aussi lui éviter de consulter les urgences pour pas grand-chose. Lorsqu’on connaît davantage un domaine, on maîtrise davantage sa santé. Mon idée de base est surtout de donner quelques billes. Grâce au réseaux sociaux et au web, on va au plus près des gens. A travers la prévention, on peut dédramatiser certaines situations. 

Quel contenu diffuses-tu ? Quels sujets abordes-tu ? 

Il y a des interviews bienveillantes pour évoquer des sujets tels que le harcèlement scolaire, le burn-out parental (à enlever car ce n’est pas une itw mais juste une vidéo, désolée de l’erreur), la transidentité, la maladie de Crohn … J’ai beaucoup d’estime pour les gens qui créent. Je voulais interviewer ceux qui sont au cœur d’une situation qu’ils connaissent vraiment par l’expérience. Qui mieux que Kangoroo Girl (ndlr : se bat contre les clichés autour de la stomie) pour parler de l’estime de soi ? J’aimais l’idée de mettre en avant ces vécus qui sont pour moi des exemples. Ces personnes font du bien à regarder quand on vit des situations similaires car elles font preuve d’une grande résilience et d’optimisme. 

Il y a aussi des vidéos « faites maison » pour présenter des sujets de santé que je trouve intéressants: le burn-out parental, la maladie psychosomatique, le certificat médical, la varicelle, le zona…Je partage certaines définitions précises pour informer le grand public. 

Enfin, je fais des chroniques intitulées « en gras sur l’ordonnance ». J’aime bien prescrire autre chose que des médicaments à mes patients : des rires, de la bienveillance, des compliments… 

Cette initiative est-elle à l’origine d’un besoin que tu as constaté chez tes patients ou dans la médecine en général ? 

Les gens souhaitent être acteurs de leur santé. Ils ont besoin qu’on leur explique pour mieux comprendre, mieux maîtriser. De plus en plus de personnes s’intéressent à leur santé. 

D’après ton expérience de médecin, comment le moral et l’état d’esprit influencent-ils la guérison? 

C’est un des piliers de la santé ! Une personne qui a le moral est une personne qui va mieux dormir, il y a moins d’addictions, une volonté de mieux s’alimenter, de faire du sport, de prendre soin de soi. Pour aller bien, il faut aussi apprendre à se connaître soi-même, connaître ses valeurs, ce qui nous met en phase avec nous-même…

Quels sont tes projets? Tes aspirations pour l’avenir ?

Pour le projet médical, je suis en pleine création d’un pôle santé avec des psychiatres. Côté journalisme, je vais écrire un livre et faire un Podcast avec le  journaliste Benjamin Muller de la Maison des Maternelles. J’ai d’autres projets pour continuer à faire de l’information médicale sur le web. 

Une petite phrase positive qui te booste au quotidien ? 

J’aime cette phrase d’Oscar Wilde : « Aimer c’est se surpasser. »

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Le post de Laure qui nous a fait réagir et suite auquel nous l’avons contactée…

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Laure réalise aussi des vidéos de prévention pour les ados pour le média Curieuxlive ! Sur Tiktok et Instagram. Sa première vidéo: ICI.

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Propos recueillis par Eva Mazur

 

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