L’anxiété fait partie de notre quotidien. Au travail, dans nos relations, face à l’actualité ou à l’incertitude.
Et souvent, on nous donne des conseils simples : « Respire. » « Relativise. » « Lâche prise. »
Sauf que dans la réalité, ça ne suffit pas.
Sur le terrain, nous observons que l’anxiété n’est pas seulement une question individuelle. Elle est aussi liée à notre environnement, à notre rythme de vie, à ce que l’on absorbe chaque jour.
Alors comment être moins anxieux… sans se rajouter de pression ?
Sommaire
Pourquoi devenir moins anxieux est possible
L’anxiété n’est pas un défaut.
C’est un mécanisme biologique normal, lié à notre survie. Elle sert à anticiper les dangers, mobiliser de l’énergie et nous préparer à agir.
Le problème, aujourd’hui, c’est qu’elle s’active… même quand il n’y a pas de danger réel.
Un mail. Une réunion. Une notification. Une information anxiogène.
Le cerveau interprète ces signaux comme des menaces.
Résultat : un état d’alerte quasi permanent.
L’environnement, l’entourage, le contexte influencent profondément notre état mental.
Et parfois, ce que l’on prend pour « un problème personnel »… est simplement une réaction normale à un environnement qui ne l’est pas.
Arrêter de vouloir aller bien tout le temps
C’est contre-intuitif, mais essentiel.
Nous ne connaissons personne, ni parmi nos lecteurs, ni même au sein de notre équipe, qui va bien tout le temps.
Et pourtant, c’est souvent ce qu’on attend de soi : être calme, être stable, être performant, être « bien ». En permanence.
Cette attente crée une pression invisible. Et cette pression… nourrit directement l’anxiété.
Ce n’est pas parce que vous ne vous sentez pas bien que vous faites mal les choses. C’est peut-être simplement que vous êtes humain.Catherine Testa
L’impact sous-estimé de l’environnement et de l’entourage
Nous avons longtemps fait porter la responsabilité uniquement à l’individu. « Travaille sur toi. » « Gère mieux tes émotions. »
Mais sur le terrain, ce que nous observons est très clair : l’anxiété est aussi sociale.
Des recherches en psychologie sociale montrent que les émotions circulent dans les réseaux humains.
Concrètement :
- un entourage stressé augmente votre stress
- un environnement tendu fatigue votre système nerveux
- une exposition constante à des contenus anxiogènes alimente vos pensées
Et il faut pouvoir le dire : oui, certaines personnes ou environnements augmentent votre anxiété. Ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une prise de conscience.
5 leviers concrets pour réduire son anxiété
Pas de solution miracle. Mais des ajustements puissants.
Ce ne sont pas les gros événements qui épuisent le plus. Ce sont les petites sollicitations permanentes : notifications, interruptions, surcharge mentale, multitâche. Un petit changement peut avoir un grand impact.
Quand l’anxiété monte, on a tendance à accélérer. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Sur le terrain, c’est l’un des premiers facteurs d’épuisement. Les pauses ne sont pas un luxe. Ce sont une stratégie.
Votre attention est un levier énorme. Actualités en continu. Réseaux sociaux. Comparaison permanente. Ce que vous regardez influence directement votre état mental. Apprendre à être moins anxieux, c’est aussi dire : « Ça, je ne le laisse pas entrer. »
Nommer une émotion permet de diminuer son intensité. Au lieu de « Je vais mal », essayez « Je suis inquiet parce que… ». Cela change déjà votre rapport à l’émotion.
L’anxiété se nourrit de l’inaction. Plus on rumine, plus elle grandit. Une petite action vaut mieux qu’une grande réflexion. Envoyer un message. Clarifier une situation. Avancer sur un point. Même minime.
Et si on changeait simplement le curseur ?
Pas besoin de tout révolutionner. Pas besoin d’aller bien à tout prix.
Mais peut-être… ajuster le curseur.
Un peu moins de pression. Un peu plus de lucidité. Un peu plus de douceur envers soi-même.
Parce que oui, l’avenir est incertain. Et non, vous ne contrôlerez jamais tout.
Mais une chose est sûre : vous n’êtes pas seul.
Chez L’Optimisme, nous le voyons tous les jours. À travers vos messages, vos témoignages. Personne ne gère tout parfaitement. Personne ne va bien en permanence.
Et c’est ok.
Nous serons là pour continuer à partager, à expliquer, à remettre du sens… et parfois simplement à vous rappeler quelque chose d’essentiel :
Vous pouvez arrêter de vous flageller. Parfois, ce n’est pas vous qu’il faut réparer. C’est juste le regard que vous portez sur vous-même. Et le monde autour.L’Optimisme
FAQ : anxiété
Vous avez une histoire inspirante, un conseil qui a changé votre vie ou une ressource que vous adorez ? Nous voulons tout savoir.
etsionsouriait@loptimisme.com- Christakis & Fowler – Connected: The Surprising Power of Our Social Networks, Little Brown, 2009
- Lieberman et al. – Putting Feelings into Words: Affect Labeling Disrupts Amygdala Activity, Psychological Science, 2007
- Catherine Testa – Osez l’optimisme, Michel Lafon
- Catherine Testa – L’optimisme, la méthode, Michel Lafon, 2026
- Santé publique France – Données sur les troubles anxieux en France, 2023

Source : OMS — Troubles anxieux.


