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Test assertivité : savez-vous vous affirmer ?

Test assertivité : savez-vous vous affirmer ?
⏱ Temps de lecture : 7 min · Test : 4 min

Mis à jour le 29 juillet 2026

Vous avez dit oui. Vous pensiez non. Et vous voilà en train de refaire la conversation dans votre tête, avec cette fois toutes les bonnes phrases, trois heures trop tard.

L’assertivité, c’est la ligne de crête entre deux façons de rater une relation : s’écraser et écraser. Ni la soumission qui accumule du ressentiment, ni l’agressivité qui obtient tout de suite et coûte cher ensuite. Ni la troisième voie, la plus fréquente au travail : la manipulation, qui consiste à obtenir sans jamais rien demander clairement.

Pour situer ces trois postures et savoir laquelle est la vôtre, notre dossier complet sur l’assertivité détaille les mécanismes en jeu, et la méthode DESC donne la trame de phrase à utiliser quand il faut poser une limite sans casser la relation.

Ce test assertivité mesure trois compétences : savoir dire non, savoir exprimer ce que vous ressentez et ce que vous voulez, et tenir quand ça résiste. Quinze questions, quatre minutes, résultat immédiat, sans inscription.

Commencer le test

Qu’est-ce que l’assertivité ?

L’assertivité désigne la capacité à exprimer ce que l’on pense, ressent et veut, tout en respectant l’autre. Le terme vient de l’anglais assertiveness, introduit par les psychologues américains Robert Alberti et Michael Emmons dans Your Perfect Right (1970).

Elle se définit surtout par ce qu’elle n’est pas. Face à un désaccord, trois comportements non assertifs dominent : la soumission (dire oui en pensant non), l’agressivité (obtenir en écrasant), et la manipulation (obtenir sans jamais demander clairement). L’assertivité constitue la quatrième voie, et la seule qui préserve à la fois le résultat et la relation.

1970
année de publication de Your Perfect Right, l’ouvrage fondateur qui installe l’assertivité comme un comportement entraînable et non comme un trait de caractère.
Robert Alberti et Michael Emmons, Your Perfect Right, Impact Publishers, 1970
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À lire avant de commencer

Ce test est un outil de repérage et de réflexion personnelle. Il ne constitue pas un diagnostic et ne reproduit aucun questionnaire protégé. Si votre difficulté à vous affirmer s’accompagne d’une peur intense du regard des autres qui vous fait éviter des situations sociales, un avis auprès d’un psychologue ou de votre médecin traitant a du sens.

Le test : savez-vous vous affirmer ?

Ce test d’assertivité mesure en 15 questions trois compétences distinctes : savoir dire non, savoir exprimer un besoin ou un ressenti, et tenir sa position dans le désaccord. Il produit un score sur 60 et identifie votre point d’appui.

Répondez en pensant à votre comportement habituel, au travail comme dans votre vie personnelle. Pas à la seule fois où vous avez su tenir tête.

Partie 1 · Dire non
5 questions sur votre capacité à refuser

Répondez en pensant à votre comportement habituel, pas à la seule fois où vous avez su tenir tête.

1Quand on vous demande un service qui ne vous arrange pas, vous savez dire non sans vous justifier pendant dix minutes.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

2Vous pouvez répondre « je vais y réfléchir » au lieu de dire oui dans la seconde.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

3Vous refusez sans vous excuser d’exister.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

4Vous déclinez une invitation, une réunion ou une mission quand vous n’en avez ni le temps ni l’envie.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

5Après avoir dit non, vous passez à autre chose sans ruminer toute la soirée.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent
Partie 2 · Exprimer
5 questions sur ce que vous osez formuler

Aussi bien au travail que dans votre vie personnelle : prenez la fréquence globale.

6Vous demandez ce dont vous avez besoin, au lieu d’espérer qu’on le devine.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

7Vous dites quand quelque chose vous a blessé, plutôt que de le garder pour vous.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

8Vous recevez un compliment sans le désamorcer aussitôt.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

9Vous exprimez un désaccord en réunion, même quand la majorité pense l’inverse.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

10Vous parlez en « je » plutôt qu’en reproche quand vous abordez un sujet qui fâche.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent
Partie 3 · Tenir
5 questions sur ce qui se passe quand ça résiste

Le désaccord, la remarque injuste, la voix qui monte. Répondez spontanément.

11Face à une remarque injuste, vous répondez sur le moment plutôt que trois jours après.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

12Vous tenez votre position quand on insiste, sans céder par fatigue.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

13Vous restez calme quand la voix d’en face monte.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

14Vous savez mettre fin à une conversation qui glisse vers l’attaque personnelle.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent

15Vous pouvez reconnaître votre part de tort sans vous effondrer.

AJamais BRarement CParfois DSouvent ETrès souvent
0 / 15 questions répondues
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Votre résultat au test d’assertivité

Dire non
0 / 20
Exprimer
0 / 20
Tenir
0 / 20
Score total
0 / 60
Le carnet qui va avec
Rêve, Ose, Brille

Le carnet contient la méthode DESC sous forme d’exercice à remplir, avec des pages consacrées aux limites, à la place que l’on prend et aux conversations que l’on repousse. C’est un support d’entraînement, pas un livre de théorie.

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Comment ce score est construit. Le test reprend les trois compétences que la littérature sur l’affirmation de soi distingue depuis les travaux fondateurs d’Alberti et Emmons : le refus, l’expression des sentiments et des demandes, et le maintien de la position dans le désaccord. Chaque dimension compte 5 questions notées de 0 à 4, soit 20 points. Toutes les questions sont formulées à l’endroit : plus votre score est élevé, plus votre assertivité est développée. Les questions ont été rédigées par notre rédaction et ne reproduisent aucun questionnaire protégé.

Comment lire votre score d’assertivité ?

Un score d’assertivité se lit par compétence avant de se lire en total. Trois paliers : 0 à 25 (vous vous effacez), 26 à 42 (assertivité à géométrie variable), 43 et plus (vous vous affirmez de façon stable).

Comme dans tous nos tests, la répartition vaut mieux que le total. Beaucoup de gens savent dire non à un inconnu et pas à leur manager, ou l’inverse. Nos repères sont les suivants.

Score totalLectureCe que cela appelle
0 à 25Vous vous effacezCommencez par les situations à faible enjeu. L’assertivité s’entraîne, elle ne se décrète pas.
26 à 42Assertivité à géométrie variableRepérez les contextes où vous cédez : ce sont presque toujours les mêmes.
43 et plusVous vous affirmezRegardez votre sous-score le plus bas, il indique vos dernières zones de repli.
🚨Attention : un score élevé n’est pas une preuve de bonne relation aux autres. L’assertivité se vérifie dans le désaccord, pas dans le confort : la partie « Tenir » est la plus discriminante des trois.

Quelles sont les trois compétences de l’assertivité ?

Les trois compétences de l’assertivité sont le refus (dire non sans se justifier longuement), l’expression (formuler un besoin, un désaccord ou une blessure) et le maintien de la position quand l’autre insiste.

🛑 Dire non

Refuser sans se justifier pendant dix minutes, et sans passer la soirée à ruminer.

Refus court et clair

Droit de différer sa réponse

Pas d’excuse d’exister

💬 Exprimer

Formuler un besoin, un désaccord, une blessure. La compétence la plus rare des trois.

Demander plutôt qu’espérer

Parler en « je »

Recevoir un compliment sans le désamorcer

🧱 Tenir

Rester en lien quand ça résiste : la voix qui monte, l’insistance, la remarque injuste.

Répondre sur le moment

Ne pas céder par fatigue

Reconnaître sa part sans s’effondrer

⚖️ Les trois pièges

Ce que l’on fait quand on n’est pas assertif.

Soumission : dire oui, penser non

Agressivité : obtenir vite, payer après

Manipulation : obtenir sans demander

4 étapes
c’est la structure de la méthode DESC, issue des travaux de Sharon et Gordon Bower en 1976 : Décrire, Exprimer, Suggérer, Conclure.
Sharon et Gordon Bower, Asserting Yourself, Addison-Wesley, 1976

Comment devenir plus assertif au quotidien ?

S’entraîner à l’assertivité passe par quatre étapes : commencer par une situation sans enjeu, s’autoriser à différer sa réponse, préparer une conversation avec la méthode DESC, puis noter ce qui arrive réellement après.

1
Commencez par le facile

Choisissez une situation à enjeu quasi nul : un démarchage, une sollicitation d’un inconnu, une demande sans conséquence. Répondez : « Non, ça ne va pas être possible. » Rien après. Le silence qui suit est l’exercice.

2
Achetez-vous du temps

« Je te réponds demain » n’est pas un refus, c’est une compétence. Elle vous sort du oui réflexe et vous laisse le temps de vérifier si vous en avez vraiment envie.

3
Préparez une conversation en DESC

Quatre phrases écrites à l’avance : Décrire les faits sans interprétation, Exprimer ce que ça vous fait, Suggérer une solution précise, Conclure sur ce que chacun y gagne. Une seule situation, préparée par écrit.

4
Tenez le compte de ce que vous obtenez

Notez chaque fois que vous avez dit ce que vous pensiez, et ce qui s’est passé ensuite. Vous découvrirez que la catastrophe redoutée se produit beaucoup moins souvent que prévu, et c’est ce constat, pas la théorie, qui installe l’assertivité.

16 %
seulement des salariés que nous suivons arrivent à dire non souvent quand ils sont surchargés. Autrement dit, 84 % peinent à refuser alors même qu’ils sont en surcharge.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants
ℹ️Le saviez-vous ? : l’assertivité n’est pas un trait de personnalité, c’est un comportement. C’est précisément ce qu’ont démontré les premiers travaux sur l’affirmation de soi dans les années 1970 : elle s’apprend par l’entraînement, et elle est contextuelle. Personne n’est assertif partout.

Ce qu’il faut retenir

L’assertivité n’est pas un trait de caractère, c’est un ensemble de comportements qui s’entraînent, et qui restent contextuels : personne n’est assertif partout, avec tout le monde, tout le temps.

Ne visez donc pas la transformation générale. Choisissez une situation, préparez quatre phrases en DESC, et observez ce qui se passe réellement après. C’est l’écart entre la catastrophe redoutée et ce qui arrive vraiment qui installe l’affirmation de soi, pas la conviction.

Questions fréquentes sur l’assertivité

L’assertivité défend votre position sans nier celle de l’autre. L’agressivité obtient en écrasant : elle est efficace à court terme et coûteuse ensuite, parce qu’elle abîme la relation et provoque des ripostes. Le test discrimine les deux dans la partie « Tenir » : reconnaître sa part de tort sans s’effondrer est un marqueur d’assertivité, pas d’agressivité.
Une structure en quatre temps pour aborder un sujet difficile : Décrire les faits objectivement, Exprimer ce que vous ressentez en parlant en « je », Suggérer une solution concrète, Conclure sur le bénéfice partagé. Elle vient des travaux de Sharon et Gordon Bower, et son intérêt principal est de se préparer par écrit.
Oui. L’affirmation de soi relève de comportements qui s’entraînent, pas d’un trait fixé. La progression est en revanche contextuelle : vous deviendrez d’abord assertif dans les situations que vous travaillez, avant que cela ne se généralise.
Non. Tout le calcul s’effectue dans votre navigateur. Aucune réponse n’est transmise ni stockée.
Un non clair vaut mieux qu’un oui que l’on regrette et que l’on fait mal. L’accumulation de oui contraints produit du ressentiment, et le ressentiment abîme davantage les relations qu’un refus honnête.
Environ quatre minutes pour 15 questions, avec un score affiché immédiatement, sans inscription ni adresse email.
Oui. Elle relève de comportements observables et entraînables, pas d’un trait de personnalité. La progression reste contextuelle : on devient d’abord assertif dans les situations que l’on travaille, avant que cela ne se généralise.
Sources
  1. Alberti R.E., Emmons M.L. Your Perfect Right: Assertiveness and Equality in Your Life and Relationships, Impact Publishers, 1970 (rééditions ultérieures).
  2. Bower S.A., Bower G.H. Asserting Yourself: A Practical Guide for Positive Change, Addison-Wesley, 1976. Origine de la méthode DESC.
  3. Rathus S.A. A 30-item schedule for assessing assertive behavior. Behavior Therapy, 1973;4(3):398-406.
  4. Speed B.C., Goldstein B.L., Goldfried M.R. Assertiveness training: a forgotten evidence-based treatment. Clinical Psychology: Science and Practice, 2018;25(1).
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