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Anna Coutton: Pourquoi prendre soin de soi fait du bien à la planète ? De l’écologie à l’écologie de soi

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Vous connaissez déjà peut-être Anna. Nous vous l’avions présentée à l’occasion de la sortie de son livre : « Dîtes non à une voie toute tracée – Le marathon de la reconversion » (paru aux éd. Kiwi en juillet 2020). Outre le sujet de la reconversion, il y a un autre thème pour lequel Anna se passionne : l’écologie.

Citoyenne engagée sur le sujet, l’écologie fait aujourd’hui partie de ses centres d’intérêt. Le 16 février 2021 à 19h00 nous aurons le plaisir de la retrouver au sein du Club de l’Optimisme pour un atelier au cours duquel nous discuterons des enjeux actuels autour de l’écologie et de ces petites actions que nous pouvons mettre en place pour prendre soin de nous et de la planète.

Quelle est ta définition personnelle de « l’écologie » ?

Je trouve que le terme « écologie » est associé le plus souvent à « écolo », parfois péjorativement ou « bobotisant ». Si l’on en revient à la définition du dictionnaire, « l’écologie est la science ayant pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) avec leur environnement, ainsi qu’avec les autres êtres vivants ». Pour moi, s’en revendiquer, signifie être conscient d’être citoyen de cette Terre, d’être un être vivant parmi tant d’autres, de faire partie d’un tout, et de nous souvenir que nous faisons partie de la nature et que nous ne sommes pas au-dessus d’elle.

Comment l’écologie est-elle devenue un sujet dans ta vie ? Y’a-t-il eu des prises de conscience marquantes sur ton chemin ? 

Depuis petite, j’ai été sensibilisée à mon environnement, à l’importance de respecter les animaux et les végétaux. Au fil des années, j’ai beaucoup lu et me suis renseignée sur le sujet. La formation que j’ai suivie avec l’Institut des Futurs Souhaitables peu après le début de ma reconversion a été marquante. C’est à ce moment-là que j’ai compris que l’enjeu était de sauver l’espèce humaine car nous créons les conditions de notre disparition, et cette prise de conscience a été un choc !

Y’a-t-il eu un lien entre questionnements professionnels (ta reconversion) et questionnements écologiques ?

C’est le square qu’il y avait en face de mon bureau à l’époque où j’étais salariée qui m’a fait prendre conscience que je n’étais pas à ma place. Comme quoi quelques arbres peuvent avoir un grand impact ! Lorsque j’ai réalisé que la vie continuait sans m’attendre – car c’est ce que la nature est venue me rappeler – il était évident pour moi que je ne pouvais pas continuer à réaliser des tâches qui me semblaient ennuyeuses et inutiles alors qu’il y avait tant à faire pour le monde. J’ai alors compris que je voulais apporter ma pierre à l’édifice même si je ne savais pas encore comment.

Il n’est pas toujours facile de changer nos habitudes de vie et de consommation. Quelles sont celles que tu es parvenue à mettre en place au quotidien ? Quels changements te paraissent plus compliqués à mettre en œuvre en tant que citoyenne ?

Ancrer une nouvelle habitude demande un peu de temps et quelques efforts car notre cerveau n’aime pas sortir de sa zone de confort ! J’ai commencé petit et de façon progressive : j’ai modifié mes habitudes alimentaires (manger local, de saison, raisonné parfois bio, réduire ma consommation de viande), acheté une gourde en inox réutilisable, des gants en microfibres pour me démaquiller et réduit le nombre de mes achats, notamment des vêtements et des objet (qui ne m’étaient pas vraiment utiles et ne me rendaient pas plus heureuse contrairement à ce que je pensais).

Pour moi, aujourd’hui, le changement le plus compliqué à mettre en place est le zéro déchet, j’en suis vraiment loin ! Alors je fais un petit pas à chaque fois que je le peux.

On arrive vite à culpabiliser ou à nous faire culpabiliser, faire de son mieux et à son rythme, voilà ce qui me semble important !

Tu rapproches « écologie » et « écologie de soi ». De quelle(s) manière(s), selon toi, prendre soin de soi signifie aussi prendre soin de la planète ?

Notre extérieur est le reflet de notre intérieur (dixit Louise Hay dans La force est en vous). Pour moi, notre extérieur, que ce soit le 6ème continent de plastiques ou notre consommation d’antidépresseurs, montre à quel point notre intérieur est pollué, négligé et en grande souffrance. Si l’on commence par soi, par prendre soin de soi, on ne peut qu’influer positivement sur notre environnement.

Si j’arrête de consommer des produits ultra-transformés, je prends soin de mon corps mais aussi de la planète car leur fabrication lui coûte beaucoup. Si je me concentre sur mon bien-être, je n’aurai plus besoin de consommer à outrance pour penser être heureux. « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde » disait Gandhi, je pense vraiment que tout part de là.

Qu’allons-nous vivre avec toi lors de l’atelier intitulé « Écologie et écologie de soi » le 16 février prochain ?

Dans un premier temps, je voudrais expliquer simplement la réalité du réchauffement climatique et pourquoi nos comportements ne changent pas malgré la situation (plus précisément pourquoi notre cerveau s’y refuse). Ensuite, je proposerai des pistes concrètes pour une « écologie de soi » pour que chacun puisse passer à l’action à son niveau !

Parmi tes projets, tu souhaiterais écrire un livre sur l’écologie à destination des enfants. Qu’est-ce qui te motive à t’adresser à un public d’enfants sur ce sujet ? 

C’est lorsque nous sommes enfant que se créent nombreuses de nos croyances et de nos habitudes. Il suffit de voir aujourd’hui le temps que cela peut nous prendre d’ancrer une nouvelle habitude ! Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Alors je suis persuadée que s’ils sont sensibilisés à ces enjeux et les intègrent au quotidien, le monde qu’ils construiront n’en sera que meilleur. D’ailleurs, je recherche un(e) illustrateur(rice) !

Imagine que tu puisses adresser un message à la Terre, que lui dirais-tu ?

Je lui dirai merci pour tout ce qu’elle nous apporte au quotidien. Et si elle est un peu pessimiste quant à son avenir, je lui lirai la citation de Margaret Mead : « Ne doute jamais du fait qu’un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En vérité, c’est la seule chose que l’on n’a jamais fait. »

Retrouvez Anna Coutton le 16 février 2021 à 19h00 au Club de l’Optimisme

Le Club de l’Optimisme permet à tous les adhérents de vivre plein d’expériences au cours de l’année. 30 intervenants se succèdent pour aborder des thèmes passionnants: de l’énnéagramme à l’hypersensibilité en passant par la psychologie positive, il y en a pour tous les goûts.

Pour découvrir le programme 2021: ICI.
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Se procurer le livre d’Anna: « Dîtes non à une voie toute tracée – Le marathon de la reconversion »: ICI

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